Contactez-nous
Retour au site Crédit Agricole
Blog / EPARGNE

Vous cherchez des informations pour mieux gérer son budget, des astuces pour faire des économies ou simplement des explications simples et pratiques ? Ce blog est fait pour vous !

Comment épargner individuellement pour sa retraite ?

24juin

Les Français sont nombreux à vouloir épargner pour compléter leur pension de retraite. Comment constituer un capital pour préparer cette échéance ? Les placements les mieux adaptés.

Constituer un patrimoine pour conserver son niveau de vie au moment de prendre sa retraite reste une préoccupation majeure des Français. Mais vers quels placements orienter ses efforts à titre individuel ?

Les atouts du plan épargne logement (PEL)

Pour ceux qui n’ont pas encore franchi le pas, devenir propriétaire de sa résidence principale est essentiel : il s’agit de ne plus débourser de loyer face à la diminution de revenus une fois en retraite. Le plan épargne logement (PEL) reste pour les primo-accédants un bon moyen de faire fructifier une épargne en toute sécurité pendant quelques années. Son taux de rémunération est fixé une fois pour toutes à l’ouverture : il est actuellement de 2,5% par an, hors prime d’État (de 1 525€ maximum, sous certaines conditions et sous réserve de l’octroi d’un prêt de 5 000 € minimum). Les intérêts perçus sont exonérés d’impôt jusqu’au 12e anniversaire du plan, mais pas des prélèvements sociaux.

Les avantages fiscaux du plan d’épargne en actions (PEA)

Pour de meilleures performances à long terme, dans l’optique de la retraite, il faut accepter une certaine prise de risques. Le plan d’épargne en actions (PEA) offre un cadre fiscal avantageux pour faire fructifier un capital en Bourse, sur des actions ou des sicav et fonds communs de placement (FCP). Grâce à lui, dividendes et plus-values sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux), à condition de n’effectuer aucun retrait avant cinq ans. Huit ans minimum après sa souscription, il est possible d’y effectuer des retraits pour compléter ses revenus (les versements ultérieurs ne sont alors plus possibles) sans avoir à le clôturer, ou de convertir le capital en une rente viagère exonérée d’impôt (mais soumise aux prélèvements sociaux).

La souplesse de l’assurance vie

Le PEA s’adresse toutefois aux particuliers qui ont du temps et de l’appétence pour gérer en direct un portefeuille d’actions françaises et européennes. Dans le cadre d’un contrat d’assurance vie multisupports, il est également possible d’investir sur les marchés boursiers via les unités de compte proposées par le contrat. Une fois les plus-values réalisées ou à l’approche de la retraite, il est possible de sécuriser tout ou partie de ses gains sur le support « en euros » (le capital y est garanti et augmente chaque année grâce aux intérêts versés et définitivement acquis). Par la suite, et à tout moment si le contrat a plus de huit ans, il est possible de faire des retraits au gré de ses besoins. Ces retraits peuvent, sous certaines conditions, échapper à l’impôt.

Des fonds dédiés à la retraite…

Les contrats d’assurance vie proposent aussi des fonds spécifiques, conçus spécialement pour gérer un capital en prévision de l’échéance de la retraite : dans environ dix ans ; dans une quinzaine d’années ; ou dans vingt ans ou plus. Ces fonds ne sont pas gérés par les épargnants eux-mêmes, mais par des spécialistes. Ils peuvent être plus ou moins investis sur des placements dynamiques (actions), comme sur des actifs moins risqués (obligations), les gestionnaires étant libres d’adapter leur stratégie en fonction de la situation des marchés financiers et du nombre d’années qui séparent chaque fonds de la date à laquelle les souscripteurs devront puiser dans leur capital.

Le plan d’épargne retraite populaire (PERP) : une fiscalité avantageuse

Le PERP est accessible à tous. Mieux vaut en souscrire un le plus tôt possible, sachant que si vous ne disposez pas d’un gros capital de départ, il vous faudra épargner longtemps pour en tirer le meilleur profit. Le PERP se décline en deux phases : une phase d’épargne et une phase de rente. La durée de la phase d’épargne dépend de votre âge au moment de la souscription et de celui de votre départ en retraite. À la souscription, vous pouvez opter pour des versements libres que vous augmenterez ou diminuerez en fonction de l’évolution de vos revenus. Si vous choisissez des versements réguliers, leur montant sera défini au préalable dans le contrat. Contrairement à d’autres placements, comme l’assurance-vie, vous n’avez aucune possibilité de rachat total ou partiel. Il faut attendre la retraite pour « sortir » en rente. Sans conditions, il est possible de sortir de façon partielle en capital, à hauteur de 20 % maximum de la valeur du contrat. À condition ne n’avoir pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des 2 dernières années, le législateur a également prévu la possibilité d’une sortie en capital à 100%. À titre exceptionnel, il est possible de demander une sortie en capital avant la retraite, notamment si vous êtes chômeur en fin de droits ou si votre conjoint (ou partenaire de pacs) décède.

Durant la phase d’épargne, les sommes investies sont déductibles du revenu imposable dans certaines limites : pour les versements effectués en 2013, la déduction est de 10 % des revenus professionnels perçus en 2012, dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) pour 2012, avec un minimum de 3 637€ et un maximum de 29 098 €. Si vous êtes marié ou pacsé, vous pouvez ajouter à ces montants ceux que votre conjoint ou partenaire de pacs n’utilise pas. Notez que le plafond épargne retraite que vous pouvez déduire est indiqué chaque année sur votre avis d’imposition.
Les rentes sont soumises aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu dans les mêmes conditions que les pensions de retraite. Même chose pour une sortie en capital, partielle ou totale. Sous certaines conditions, il est toutefois possible d’opter, lors d’une sortie en capital, pour une imposition forfaitaire libératoire au taux de 7,5 %.

Les contrats retraite loi Madelin : pour les professionnels non salariés non agricoles

Réservés aux professions libérales, aux exploitants individuels (commerçants, artisans...) et à certains dirigeants de société, ainsi qu’à leurs conjoints collaborateurs, les contrats Madelin permettent de se constituer une retraite supplémentaire sous forme de rente viagère (soumise aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu). Un montant minimal de cotisation est fixé au moment de la souscription. Ce montant est toutefois modulable dans la limite d’une fourchette de 1 à 15. Les cotisations sont directement déduites des bénéfices professionnels (BNC ou BIC) dans certaines limites.
Si vos bénéfices sont inférieurs au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), fixé à 37 032 €, vos versements sont déductibles à hauteur de 10 % de ce plafond, soit 3 703€ pour 2013.
Si vos bénéfices sont supérieurs au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), vos cotisations sont déductibles à hauteur de 10% de ces bénéfices, ces derniers étant limités à 8 PASS, auxquels s’ajoutent 15 % de vos bénéfices compris entre 1 et 8 PASS.
Avec des bénéfices professionnels de 20 000€ en 2013 (inférieurs au PASS), la déduction maximale est donc de 3 703€ Avec des bénéfices professionnels de 50000€ en 2013 (supérieurs au PASS), elle est de 10% x 50000€ + 15% de (50000€ - 37032€), soit 6945€.

Les contrats retraite Madelin agricole : pour les exploitants non-salariés
Les exploitants agricoles ainsi que leurs conjoints collaborateurs et aides familiaux non-salariés bénéficient d’une solution équivalente aux contrats Madelin, souvent appelée « contrats Madelin agricole ». Même s’ils visent à la constitution régulière d’une retraite complémentaire versée sous forme de rente viagère avec la même déduction fiscale, ils se différencient des contrats Madelin par une fourchette de cotisations de 1 à 15 (au lieu de 1 à 10) et par la possibilité de déduire les sommes versées de leur assiette de cotisations sociales obligatoires.

En savoir plus :

FFSA – Contrats Madelin
Découvrir nos offres épargne

Les autres articles

22mai

Naissance de bébé : quelle épargne choisir ?

Contrairement à une idée reçue, il n’est jamais trop tôt pour ouvrir un livret d’épargne ou un placement au nom de son enfant, même s’il n’a que (...)

Lire la suite
22mai

Qu’est-ce que le PEA-PME ?

Depuis 1992, le PEA (Plan épargne en actions) fait partie de la palette des placements disponibles : il permet d’acquérir un portefeuille d’actions (...)

Lire la suite