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Négociez un découvert raisonnable

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Un achat trop important, un prélèvement non prévu… Vous avez dépensé plus que ce dont vous disposez et vous vous retrouvez… à découvert. Il faut savoir que la banque n’est aucunement obligée de laisser votre compte devenir débiteur. Elle peut donc refuser un paiement, rejeter un chèque, et vous inscrire au Fichier central des chèques (FCC). Pour éviter ce type de situation, mieux vaut avoir fixé au préalable un seuil de découvert avec votre conseiller bancaire.

Face à un découvert, la banque peut vous proposer :

  • Une facilité de caisse : Pour des difficultés de courte durée – pas plus de quelques jours par mois – la banque accepte d’honorer les paiements que vous avez effectués même si votre compte était débiteur. Ce type d’accord peut être précisé dans votre convention de compte (signée lors de l’ouverture du compte), mais révoqué à tout moment. Le taux des agios que vous payerez sera relativement élevé.
  • Un découvert autorisé : En souscrivant une autorisation de découvert (soit inclus dans la convention de compte, soit dans un contrat à part), vous avez l’assurance que la banque honorera les paiements même si votre compte est débiteur (dans la limite du montant octroyé et de la durée du découvert). Les agios que vous payez sont généralement inférieurs à ceux appliqués aux facilités de caisse.

Attention : le dépassement du découvert autorisé ou de l’autorisation de facilité de caisse peut vous exposer à des rejets de prélèvements ou de chèques. Cela vous coûtera également cher. En plus des agios, la banque peut vous facturer des frais liés par exemple au rejet des opérations.

BON A SAVOIR. Le coût d’un découvert : les agios

Dès que votre compte est à découvert, votre banque vous facture des agios. Ils sont calculés en fonction de la somme manquante sur votre compte, de la durée de votre découvert et du taux fixé par la banque. À cela s’ajoutent les frais et les commissions.

© Nathalie Cheysson-Kaplan – juillet 2011