Prévention

Choisir sa contraception

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La contraception orale

La pilule contraceptive demeure un des moyens les plus fiables pour contrôler sa fertilité et certainement le plus utilisé. Il s’agit d’un contraceptif hormonal qui agit en bloquant l’ovulation. Son principal atout ? Son efficacité est estimée à plus de 99 %. Exit les idées reçues : elle ne cause aucune stérilité, ne provoque pas le cancer et les pilules faiblement dosées n’entraînent pas de prise de poids importante. Son seul inconvénient ? Sa prise quotidienne, vécue comme une contrainte par bon nombre de femmes.

D’autres méthodes de contraception hormonale ont vu le jour ces dernières années : patch à coller sur la peau et implant (petite baguette insérée sous la peau pour 3 ans). Le taux d’efficacité est identique à celui de la pilule, le mode d’action est d’ailleurs le même puisque ces deux dispositifs diffusent des hormones.

Enfin, signalons la pilule du lendemain, un contraceptif d’urgence à prendre très rapidement après un rapport mal ou non protégé. Elle peut empêcher la nidation (implantation de l’œuf fécondé dans la paroi de l’utérus). Attention, cette pratique doit rester une contraception d’exception.

Le stérilet, deuxième contraceptif en France

Le stérilet (ou dispositif intra-utérin) est le moyen contraceptif le plus utilisé au monde. C’est un objet en plastique contenant soit du cuivre, soit de la progestérone. Il est placé dans l’utérus par le médecin, pour une durée de trois à cinq ans, selon le modèle. Il agit sur la muqueuse de l’utérus en empêchant l’implantation de l’ovule fécondé. Il est très fiable, généralement bien toléré et ses effets secondaires sont assez rares. Il est encore peu proposé en France, bien qu’il soit recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. Il est le premier moyen de contraception chez les femmes de plus de 40 ans et il est aujourd’hui proposé aux jeunes femmes n’ayant pas eu d’enfants.

La contraception locale

Les préservatifs, masculins et féminins, constituent une barrière physique entre les spermatozoïdes et l’ovule. Ils assurent une double protection car ce sont aussi les seuls moyens de contraception à apporter également une garantie contre les maladies sexuellement transmissibles (sida, blennorragie, herpès, syphilis, hépatite B). Bon marché et facile d’utilisation, le préservatif masculin représente le moyen de contraception le plus courant dans le monde.

Le préservatif féminin a été mis au point dans les années 1990. Son efficacité est comparable au préservatif masculin. Le préservatif féminin a été mis au point dans les années 1990. Son efficacité est comparable au préservatif masculin. Disponible en pharmacie, il est constitué d’un étui en polyuréthane muni à chaque extrémité d’un anneau cylindrique qui convient aux personnes allergiques au latex. Contrairement au préservatif masculin, il peut être mis en place quelques heures avant le rapport sexuel, ce qui permet de ne pas interrompre l’acte. Son utilisation nécessite une bonne connaissance de son anatomie.

Les autres modes de contraception

D’autres méthodes contraceptives, notamment de type hormonal, ont prouvé leur efficacité : l’anneau vaginal est placé dans le vagin pour trois semaines pendant lesquelles il délivre une association micro-dosée d’oestrogènes et de progestérone ; l’implant sous-cutané, placé sous anesthésie locale, délivre pendant trois ans une solution progestative ; le patch contraceptif, collé sur la fesse, l’abdomen, la face extérieure du bras ou la partie supérieure du torse, fournit une solution pour une durée d’une semaine.

© Uni-Editions – Juin 2011