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Prévention
Une multirisque habitation adaptée
Au fil des ans, vous avez très certainement acquis de nouveaux biens et développé votre patrimoine mobilier… sans forcément penser à modifier votre contrat d’assurance habitation. Il est pourtant essentiel de vérifier que votre multirisque habitation est toujours adaptée à votre situation.
Évaluez vos biens à leur juste valeur
Si vos biens ne sont pas assurés pour leur valeur réelle, une part du dommage restera à votre charge en cas de sinistre. Mieux vaut augmenter le montant des biens protégés déclarés, moyennant un accroissement de votre prime, le coût de l’assurance étant lié à l’importance du risque. À l’inverse, rien ne sert de surévaluer votre bien car vous paierez une assurance trop chère et vous ne serez pas mieux couvert. L’évaluation et la réactualisation de la valeur de vos biens constituent donc une étape essentielle. Listez tous vos objets pièce par pièce afin de ne rien oublier. Pour vos objets de valeur (œuvres d’art, bijoux, meubles anciens…), recourez si besoin à un professionnel (commissaire-priseur, bijoutier, antiquaire). Faites établir un devis pour connaître le coût estimatif d’une évaluation. Relisez aussi attentivement votre contrat. En effet, les objets de valeur sont généralement garantis dans la limite d’un pourcentage du capital total assuré, par exemple 20 %. A titre d’illustration, si vos biens sont assurés à hauteur de 30 000 € et que la garantie de vos objets de valeur est plafonné à 20 %, vous ne percevrez, en cas d’indemnisation, que 6 000 € au titre de ces objets. Dans cet exemple, mieux vaut prendre une assurance spécifique pour ces biens.
Faire jouer la concurrence
Rien ne vous oblige à conserver le même assureur ad vitam æternam. Même si vous ne déménagez pas, vous pouvez résilier votre contrat à l’échéance sans aucun motif. Ceci peut vous permettre, non seulement de réexaminer l’étendue de vos garanties, mais aussi de faire jouer la concurrence en demandant plusieurs devis.
De plus en plus d’assureurs proposent une garantie “valeur à neuf” qui peut se révéler très utile. En cas de sinistre, les biens volés ou détériorés qui sont garantis valeur à neuf bénéficieront d’un complément d’indemnisation destiné à limiter la perte liée à leur vétusté, mais limité à 25 % de la valeur du bien. Cette garantie ne porte généralement que sur des biens récents, par exemple de moins de cinq ans.
Par exemple, la valeur de reconstruction d’une maison est de 150 000 €. Si l’expert retient 20 % de vétusté, vous recevrez d’abord une indemnité égale à 150 000 x (100% - 20%) = 120 000 € Vous recevrez ensuite votre complément d’indemnité correspondant à la vétusté : soit 20% x 150 000 = 30 000 €. Vous serez donc indemnisé au final pour 150 000 €, soit la valeur à neuf du bien. Si, par contre, l’expert a retenu 40% de vétusté, vous recevrez d’abord une indemnité égale à 150 000 x (100% - 40%) = 90 000€. Vous recevrez ensuite votre complément d’indemnité plafonné à 25% de vétusté, soit 25% x 150 000 = 37 500€. Au total, vous aurez touché 127 500 € (90 000 € + 37 500 €) et les 15 % de vétusté restants seront à votre charge.
Si votre assureur actuel n’accepte pas de baisser ses tarifs face à la concurrence, n’hésitez pas à en changer. Vous devez toutefois respecter un préavis de deux mois pour résilier votre contrat (pour une échéance fixée au 1er juillet, demandez la résiliation par courrier au plus tard le 30 avril).
© Uni-Editions – Juin 2011
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