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Propriétaire
Assurer son prêt
En acceptant un prêt, vous vous engagez à en respecter les clauses pendant les nombreuses années prévues au contrat. N’hésitez donc pas, avant de signer, à vous renseigner sur les points qui vous semblent obscurs.
Hypothèque ou caution ?
Dans tous les cas, l’établissement bancaire qui vous prête l’argent nécessaire à l’acquisition de votre logement demande des garanties pour le cas où vous ne pourriez pas régler vos échéances. La garantie peut prendre la forme d’un privilège du prêteur de deniers (dans l’ancien), d’une hypothèque (dans le neuf) ou d’une caution mutuelle consentie par un organisme spécialisé (ancien et neuf). Les deux premiers cas supposent l’intervention du notaire de l’établissement bancaire et le paiement des frais d’inscription hypothécaire. La banque peut préférer faire appel à un organisme de cautionnement.
Si leurs tarifs, à même montant emprunté, sont désormais à peu près similaires, la caution conserve toutefois un avantage notable par rapport à l’hypothèque ou au privilège : il n’y a pas de frais de mainlevée en cas de revente du bien.
Une assurance pour protéger ses proches.
L’assurance décès invalidité (ADI) est incontournable. Elle vous protège en cas de maladie, accident, invalidité, décès. Si vous décédez avant d’avoir remboursé votre crédit, votre conjoint ou vos héritiers n’auront rien à payer : l’assureur versera directement à la banque le capital encore dû, au prorata des quotités assurées. Ainsi, si vous souscrivez un prêt immobilier avec votre conjoint et une assurance sur vos deux têtes pour la totalité du capital emprunté, l’assurance prendra en charge le capital restant dû en cas de décès de l’un de vous. Même principe si, après une maladie ou un accident, vous devenez invalide. Enfin, le plus souvent, l’assurance joue aussi en cas d’incapacité. Après les deux ou trois premiers mois d’arrêt maladie, l’assureur paiera vos mensualités de remboursement jusqu’à ce que vous puissiez reprendre votre activité.
Certains établissements accordent aux jeunes emprunteurs des tarifs d’assurance préférentiels pour tenir compte de leur moindre risque.
Chômage : une assurance facultative mais bien utile
Les crédits immobiliers peuvent être garantis par une assurance perte d’emploi prenant en charge une fraction des échéances. Les salariés dotés d’un contrat de travail à durée indéterminée peuvent y prétendre.
Vous pouvez désormais emprunter même si vous souffrez ou avez souffert d’une maladie grave. Opérationnelle depuis 2007, la convention Aeras (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) vous permet de trouver des solutions pour assurer votre crédit immobilier. Parlez-en avec votre banquier ou consultez le site www.aeras-info.fr.
© Uni-Éditions – Mars 2010
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