Saint-Brieuc et Prato Nevoso resteront comme les deux jours de gloire de l’équipe Crédit Agricole. Thor Hushovd d’abord, Simon Gerrans ensuite, les hommes en vert ont frappé à deux reprises sur ce Tour. Désormais « habitué » à voir le Norvégien lever les bras en juillet, Roger Legeay a également apprécié le succès de l’Australien en haute montagne, tradition perdue depuis 1989 avec Robert Millar, alors chez Z – Peugeot. Ces deux victoires récompensent également à sa juste valeur le comportement d’un groupe, misant sur l’offensive.
Seule ombre au tableau, le contrôle positif du Kazakh Dmitriy Fofonov, lequel va être licencié de l’équipe. Le manager général revient sur trois semaines riches en rebondissements.
Nous avons un bon bilan d’ensemble, dans la mesure où notre objectif était une victoire d’étape et nous en avons deux dans des registres différents. Une avec Thor Hushovd, nous y sommes habitués depuis quelques années et une autre en haute montagne avec Simon Gerrans. Cela faisait longtemps que nous n’avions plus remporté ce type d’étape sur le Tour. La dernière remonte à 1989 avec Robert Millar.
« Thor a été courageux »
Pour le maillot vert, Thor termine au final en deuxième position malgré sa cinquième place dimanche sur les Champs-Elysées. C’est dommage car il n’était pas à 100% en raison de son problème au niveau bronches. Deuxième, c’est un bon résultat et Thor a été courageux toute la deuxième partie de Tour. Freire aussi était fort, mais il a eu en face un Thor diminué physiquement. On l’a vu dans les sprints de toute façon. On aurait dû le retrouver en troisième semaine, c’est à cette période qu’il est toujours fort étant donné qu’il récupère mieux que les autres. 
Sinon, on a fait une course de mouvements. Nous avions toujours un résultat en fait, soit en s’étant distingué dans les échappées ou à l’arrivée avec Thor. Tous les gars sont allés dans les coups. Alexandre Botcharov, Christophe Le Mével, William Bonnet et aussi Rémy Pauriol. Nous sommes contents de lui pour son premier Tour. Il n’a pas fait seulement un aller Brest-Paris à vélo, il a travaillé dans la plaine, il a pris les coups ensuite. Tout le monde a vraiment fait du bon boulot. Au moment de tirer le bilan, nous avons donc fait un beau Tour. Seulement dix équipes ont gagné au moins une étape. Nous en avons deux.
« Ce n’est pas agréable »
Evidemment, il y a ce petit point noir avec Dmitriy Fofonov. Mais cette histoire est réglée rapidement, car il va être licencié. Il nous a avoué de manière formelle qu’il a été voir un médecin externe à l’équipe lui ayant prescrit ce médicament rendant un résultat positif. C’est une faute, il n’a pas respecté les règles internes de notre formation, qui sont pourtant bien connues. S’il en avait parlé à notre médecin, ce problème ne serait jamais arrivé. Pour moi, mais aussi le staff et ses coéquipiers, ce n’est pas agréable.



