La population française vieillit et le nombre de personnes dépendantes croît sensiblement, particulièrement à partir de 80 ans. Avec l’âge, les soucis de santé se multiplient, l’équilibre est moins sûr et les risques de chute, notamment, augmentent. Pour profiter pleinement de sa vie de senior, mieux vaut anticiper les soucis en aménageant son habitant et prévoyant les dépenses de santé.
Il peut être prudent de souscrire une assurance pour anticiper les fortes dépenses liées à la perte d’autonomie. Si ce risque survient, vous percevrez une rente mensuelle à vie non imposable. Le montant de la cotisation d’un contrat d’assurance dépendance est fonction de votre âge au moment de la signature du contrat et du montant de la rente choisie en cas de dépendance partielle ou totale. Plus vous souscrivez tôt, moins vos cotisations seront élevées. Attention, au-delà d’un certain âge toute souscription se révèle impossible (autour de 75 ans en général).
Bien entendu, le niveau de garantie détermine aussi le montant de la cotisation. Au moment de la souscription, vous choisissez le montant de la rente mensuelle à vie que vous souhaitez percevoir en cas de dépendance. Vous avez aussi le choix entre une protection dépendance totale et partielle ou seulement une couverture dépendance totale. Il est préférable d’opter pour la première solution plus protectrice, mais les cotisations diffèrent fortement. Faites établir des simulations.
Plusieurs points doivent attirer votre attention avant de signer. Prenez connaissance du délai de carence pendant lequel vous n’êtes pas assuré après la souscription du contrat. De la même façon, lorsque la dépendance est reconnue, il est urgent de recevoir la rente au plus vite. Vérifiez le délai dans lequel celle-ci sera versée. Enfin, comparez les avantages qui peuvent s’ajouter à la couverture dépendance : capital pour aménager le logement, assistance, plateforme d’écoute...
Beaucoup de personnes préfèrent adapter leur logement à leur mobilité réduite plutôt que de le quitter pour un établissement spécialisé. L’installation de barres d’appui, d’un siège de douche, de prises électriques à portée de main, etc., permet d’évoluer dans un environnement plus sûr afin de rester chez soi le plus longtemps possible. En déplaçant la chambre au rez-de-chaussée ou en remplaçant la baignoire par une douche à siphon de sol, le logement devient plus fonctionnel.
Un avantage fiscal peut être accordé si vous installez des équipements dans votre résidence principale pour personnes âgées ou handicapées. Ces dépenses ouvrent droit à un crédit d’impôt. Il est égal à 25 % du prix d’achat TTC des matériaux et des frais de main d’œuvre dans la limite d’un plafond global de 5 000 € pour une personne seule (10 000 € pour les couples mariés ou pacsés). Ces sommes sont majorées de 400 € par personne à charge. Il peut s’agir d’équipements sanitaires (lavabos à hauteur réglable, baignoire à porte, sur élévateur de baignoire, WC pour personnes handicapées…), mains courantes, barres de maintien, ou mobiliers à hauteur réglable…
Pour plus de détails, renseignez-vous auprès de votre centre des impôts ou de l’agence départementale d’information sur le logement (coordonnées disponibles sur www.anil.org).
© Uni-Editions – Mars 2008