En acceptant un prêt, vous vous engagez à en respecter les clauses pendant les nombreuses années prévues au contrat. N’hésitez donc pas, avant de signer, à vous renseigner sur les points qui vous semblent obscurs.
Dans tous les cas, l’établissement bancaire qui vous prête l’argent nécessaire à l’acquisition de votre logement demande des garanties pour le cas où vous seriez empêché de régler vos échéances. La garantie se fera sous forme d’un privilège du porteur de deniers (dans l’ancien), d’une hypothèque (dans le neuf) ou d’une caution mutuelle consentie par un organisme spécialisé (ancien et neuf). Les deux premiers cas supposent l’intervention du notaire de l’établissement bancaire et le paiement des frais d’inscription hypothécaire. La banque peut préférer faire appel à un organisme de cautionnement. Si leurs tarifs, à même montant emprunté, sont désormais à peu près similaires, la caution conserve toutefois un avantage notable par rapport à l’hypothèque ou au privilège : il n’y a pas de frais de mainlevée en cas de revente du bien.
L’assurance décès invalidité (ADI) est incontournable. Elle vous protège en cas de maladie, accident, invalidité, décès. Si vous décédez avant d’avoir remboursé votre crédit, votre conjoint ou vos héritiers n’auront rien à payer : l’assureur versera directement à la banque le capital encore dû, au prorata des quotités assurées. Ainsi, si vous souscrivez un prêt immobilier avec votre conjoint et une assurance sur vos deux têtes pour la totalité du capital emprunté, l’assurance prendra en charge le capital restant dû en cas de décès de l’un de vous. Même principe si, après une maladie ou un accident, vous devenez invalide. Enfin, le plus souvent, l’assurance joue aussi en cas d’incapacité. Après les deux ou trois premiers mois d’arrêt maladie, l’assureur paiera vos mensualités de remboursement jusqu’à ce que vous puissiez reprendre votre activité.
Les crédits immobiliers peuvent être garantis par une assurance perte d’emploi prenant en charge une fraction des échéances. Les salariés dotés d’un contrat de travail à durée indéterminée peuvent y prétendre.
© Uni-Éditions – Mars 2009
Assurance emprunteur
Certains établissements accordent aux jeunes emprunteurs des tarifs d’assurance préférentiels pour tenir compte de leur moindre risque.