C’est décidé, vous achetez. Avant la signature de l’acte de vente, plusieurs semaines vont passer, et vous allez signer un accord préliminaire pour bloquer la vente : l’avant-contrat. Il est le plus souvent signé chez un notaire ou un agent immobilier et contient l’essentiel des conditions définitives de la transaction. Vous ne devez donc pas le signer à la légère.
La promesse de vente, le compromis de vente et l’offre d’achat. Les niveaux d’engagement du vendeur et de l’acquéreur varient selon la nature du précontrat. C’est lors de cette signature que pourra vous être demandé un acompte, généralement de 10 % mais négociable. Ce montant s’imputera sur la vente.
Une fois signé l’avant contrat, vous bénéficiez d’un délai de sept jours durant lequel vous pouvez, sans avoir à vous justifier, revenir sur votre décision. Généralement, l’avant-contrat vous est envoyé par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) mais il peut vous être remis en main propre. Un décret du 19/12/2008 (JO du 21, consultable sur www.legifrance.gouv.fr ) a précisé les modalités de cette remise directe. Si vous souhaitez vous rétracter, vous devez le faire par LRAR dans un délai de sept jours à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée ou de la remise en main propre.
Le cas est rare mais sachez que si vous avez signez directement la vente sans avant-contrat préalable, le notaire doit vous remettre un projet d’acte. A compter de sa remise ou de sa notification à domicile, vous disposez d’un délai de sept jours pour prendre votre décision.
Lors de la préparation de l’acte, le notaire doit se procurer des certificats concernant les risques attachés à l’immeuble auprès du propriétaire. Ils seront annexés à l’acte de vente. Ils varient en fonction du lieu et attestent de la présence ou de l’absence d’amiante, de termites, de risque de saturnisme (intoxication au plomb)… Si vous voulez pouvoir renoncer à l’acquisition du logement en cas de mise en évidence de l’un de ces inconvénients, faites inclure une condition suspensive ad hoc dans l’avant-contrat.
© Uni-Éditions – Mars 2009
Les conditions suspensives
Quelle que soit la forme de l’avant-contrat, sa conclusion définitive dépend d’une ou plusieurs conditions suspensives. Lorsque le logement est financé par un crédit immobilier, la condition suspensive d’obtention du prêt est obligatoire.
En outre, l’obtention d’un certificat d’urbanisme ou la purge de droits de préemption sont des clauses suspensives fréquentes.