Défiscalisation

Tirez parti de l’investissement immobilier locatif

Louer meublé

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Autre piste pour vous procurer des revenus faiblement fiscalisés : la location en meublé.

Se déclarer en loueur en meublé non professionnel

Par rapport à une location nue, la location en meublé non professionnel présente un avantage non négligeable, à savoir, la déduction des frais d’acquisition et l’amortissement du bien. Toutefois, le déficit constaté est imputable uniquement sur les loyers de même nature avec possibilité de report pendant 10 ans. Cela permet ainsi, de ne pas payer d’impôts au titre des loyers pendant de nombreuses années. Autre avantage : la récupération possible de TVA pour les logements neufs.

Profiter du régime micro-BIC

Si vos loyers annuels ne dépassent pas 32 600 € en 2011, vous relevez automatiquement d’un régime d’imposition simplifié, appelé micro-BIC. Il vous permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 %. Vous n’êtes donc imposé que sur la moitié de vos loyers. Cet abattement est censé couvrir toutes vos charges, mais vous ne pouvez pratiquer aucune autre déduction. C’est donc une solution à envisager si tous les amortissements ont été consommés ou si vous n’avez ni travaux importants, ni intérêts d’emprunt à supporter.

Bénéficier d’une réduction d’impôt

La loi Scellier a étendu aux résidences meublées le bénéfice du crédit d’impôt au titre de l’investissement locatif. En cas d’achat d’un logement neuf ou sur plan, ou d’un logement de plus de quinze ans ayant fait l’objet de travaux de réhabilitation ou de rénovation, dans une résidence meublée, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt. Sont notamment concernées les résidences avec services pour étudiants ou seniors, celles de tourisme classées ainsi que les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Vous devez vous engager à louer le logement meublé pendant au moins neuf ans à l’exploitant de la résidence ou de l’établissement de soins. La réduction est égale à 18 % du prix de revient du logement, majoré le cas échéant des travaux de réhabilitation ou de rénovation pour les investissements réalisés en 2011. Le prix de revient est retenu dans la limite de 300 000 €, et la réduction est étalée sur neuf ans, à raison du neuvième de son montant chaque année. Soit une réduction maximale annuelle de 6 000 €.

Adopter le statut de loueur en meublé professionnel (LMP)

Si les loyers que vous encaissez sont à la fois supérieurs à 23 000 € par an et à la totalité des autres revenus professionnels de votre foyer fiscal vous pouvez opter pour le statut de loueur en meublé professionnel, à condition qu’un membre de votre foyer fiscal soit inscrit en cette qualité au registre du commerce et des sociétés.

Comme pour le loueur en meublé non professionnel, ce statut vous permet de déduire la totalité de vos charges, y compris l’amortissement du logement et des meubles sur leur durée normale d’utilisation. Mais en plus, les charges engagées avant le début de l’activité en LMP (notamment les charges financières supportées avant la livraison ou l’achèvement de l’immeuble en cas d’achat sur plan) peuvent être imputées, par tiers, sur votre revenu global des trois premières années de location. Si votre activité est déficitaire, le déficit est imputable en totalité, y compris pour la part provenant des intérêts d’emprunt, sur votre revenu global de l’année et des six années suivantes. Les deux autres avantages de ce statut par rapport au non professionnel sont : l’exonération d’ISF et un régime sur les plus-values beaucoup plus favorable en cas de revente.

© Uni-édition - Nathalie Cheysson Kaplan - septembre 2011