Dépendance

Vivre la perte d’autonomie

Evaluer les besoins d’un proche

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Si la perte d’autonomie concerne l’un de vos proches, mieux vaut réunir votre famille, la fratrie le cas échéant. En effet, la prise en charge d’un parent dépendant, surtout lorsqu’elle incombe à une seule personne, suscite souvent des tensions qu’une discussion franche peut parfois aplanir. Vous pouvez également aider ce proche dans ses démarches, en ayant toujours en tête de bien rester à l’écoute de ses attentes ; il reste en effet le mieux placé pour connaître ses besoins. Si la perte d’autonomie est trop importante, préparez-vous à effectuer ces démarches vous-mêmes, dans un Clic par exemple, ouvert aux personnes âgés mais également à leurs proches. Renseignez-vous aussi auprès des services de la commune ou du département (sur les aides financières notamment). Si votre proche est hospitalisé, le service social de l’établissement de santé où il se trouve est également à votre disposition.

Où se renseigner :

Rester chez soi ou choisir un établissement spécialisé ?

Huit Français sur dix souhaitent le maintien des personnes âgées à domicile, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) menée en 2005. En moyenne, 60 % des personnes dépendantes percevant l’allocation personnalisée d’autonomie vivent à domicile, les autres étant accueillies dans des établissements. Il existe aujourd’hui toute une panoplie de services qui permettent le maintien à domicile. La génération actuelle de seniors entre plus tardivement que les précédentes en maison de retraite, mais elle est aussi plus dépendante ; la dépendance est en effet étroitement corrélée à l’âge et s’accroît donc avec le vieillissement de la population. Pour prendre une décision pour soi-même ou aider un parent à le faire, la question financière importe. C’est pourquoi il est essentiel d’évaluer un budget et de le rapprocher du montant des différentes aides disponibles. Dans tous les cas, une prise en charge en établissement sera généralement plus onéreuse que des services à domicile. Mais le maintien à domicile sollicite davantage l’aide et le soutien des proches qui viennent compléter les interventions des professionnels. Lorsque l’affectif occupe une place aussi importante dans les décisions, aucun choix n’est aisé.

© Uni-Éditions – avril 2010