Epargne

Les bonnes questions à se poser avant d’épargner

Quelle souplesse dans la gestion de mon placement...

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Avant de souscrire un placement, vérifiez, afin d’optimiser au mieux sa gestion, le degré de souplesse qu’il vous offre, tant sur les versements que sur les retraits…

Souplesse des retraits

Hormis le plan d’épargne retraite populaire (PERP), tous les placements permettent de récupérer à tout moment l’argent placé. Pour autant, dans leur conception, tous ne sont pas vraiment « liquides ». Certains placements prévoient des pénalités de retraits anticipés ou la perte d’avantages qui viennent entamer la rentabilité et l’intérêt du placement.

Durée de détention minimum

Certains produits nécessitent en effet une durée de détention minimum pour bénéficier des avantages qui leur sont attachés. C’est par exemple le cas de l’assurance-vie (8 ans) et du PEA (5 ans) pour obtenir l’avantage fiscal qui leur est propre ou bien encore du PEL (4 ans) pour bénéficier de l’intégralité des droits à prêts. Votre argent est donc bloqué pendant un certain temps. D’où l’intérêt de bien identifier votre projet et votre horizon de placement pour ne pas être contraint de « casser » vos produits et de perdre les avantages qui leur sont associés.

Solde minimum

D’autres placements autorisent le retrait d’une partie de l’épargne sous réserve de maintenir un solde minimum. C’est le cas du CEL, sur lequel vous devez en permanence maintenir 300 €.

Souplesse des versements

Au-delà de la mise de départ qui varie énormément d’un placement à l’autre (10 € pour un livret A, 300 € pour un CEL, de 20 à quelques milliers d’euros pour certains contrats d’assurance-vie), les montants minimaux des versements ultérieurs peuvent être également très variables. Ainsi, sur un CEL, les versements réguliers ou occasionnels doivent être de 75 € minimum. En ouvrant un PEL, vous vous engagez à verser au moins 540 € par an, que vous avez tout intérêt à mensualiser (45 €/mois).

Si vous optez pour des versements réguliers programmés, assurez-vous que vous pouvez les suspendre en cas de difficulté passagère ou bien aisément en modifier le montant, à la baisse comme à la hausse.

A savoir : si vos revenus sont réguliers, optez pour des prélèvements automatiques de votre compte chèque vers vos supports d’épargne : vous déterminez le montant de ce que vous voulez régulièrement mettre de coté et à la date convenue, les sommes en question basculeront automatiquement sur le ou les produits d’épargne que vous avez choisis, sans que vous n’ayez à vous en soucier.

© Uni Editions - février 2011