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Famille
Familles recomposées, monoparentales
Famille recomposée : faire avancer sa petite tribu...
Qu’est-ce qu’une famille recomposée ? C’est un couple, marié ou non, dont un enfant au moins est né d’une union précédente, et qui fonde une nouvelle famille. Mais la tâche est difficile : il faut faire cohabiter toute sa tribu.
Résidence des enfants et pension alimentaire
Les deux parents doivent assumer ensemble l’éducation et les besoins de l’enfant, même s’ils se séparent. Si la résidence est fixée chez l’un des parents, sa contribution est assurée au quotidien (nourriture, loisirs, vêtements…). L’autre doit verser une pension alimentaire.
Si la garde est alternée, très souvent il n’y a pas de pension alimentaire puisque chacun des parents contribue en nature à l’entretien de l’enfant.
Le beau-parent avec qui vit la mère ou le père de l’enfant n’a aucune obligation vis-à-vis de l’enfant. Il peut donc librement contribuer à l’entretien de l’enfant de sa compagne ou son compagnon, mais rien ne l’y oblige.
Qui exerce l’autorité parentale ?
Si vous fondez une nouvelle famille, rien ne change pour les enfants de votre première union. En effet, seuls les parents de l’enfant en sont responsables, ils détiennent et exercent ensemble l’autorité parentale.
Le beau-parent n’a juridiquement aucun droit de regard. Il peut toutefois bénéficier d’une délégation d’autorité parentale pour les actes de la vie quotidienne (école, médecin, transport).
Gérer son budget : un exercice délicat
- La discussion, un préalable à tout
Pas facile de gérer le budget d’une famille recomposée. Il est primordial de bien discuter des questions d’argent pour éviter tout conflit irrémédiable. Les situations sont diverses d’une famille à une autre : avez-vous tous les deux des enfants d’une union précédente ? Vivent-ils avec vous en résidence habituelle, en résidence alternée ou seulement pendant les vacances ? Percevez-vous ou versez-vous une pension alimentaire ? Les réponses à ces questions peuvent influer sur la gestion de votre budget.
- Le compte joint : une solution
L’ouverture d’un compte joint peut être une solution. Vous conservez chacun un compte personnel pour percevoir vos salaires, payer ou recevoir l’éventuelle pension alimentaire et alimenter le compte joint. Il faut bien discuter de la façon dont ce compte fonctionnera. Deux solutions :
- Créer une sorte de pot commun, en approvisionnant le compte joint en fonction de vos possibilités (selon le niveau de votre salaire, par exemple). Cette situation est idéale s’il vous importe peu de contribuer autant à l’entretien de vos enfants que de vos « beaux-enfants ».
- Si, inversement, vous ne souhaitez pas participer à l’entretien des enfants de votre conjoint, établissez des budgets séparés. Vos comptes personnels serviront aux dépenses liées à vos enfants de précédentes unions, le compte commun sera dédié aux charges du logement (loyer, alimentation, factures…) et aux enfants communs. Vous l’alimenterez comme vous le souhaitez (en proportion de vos facultés ou en fonction du nombre d’enfants respectif).
Il n’y a pas de solution meilleure qu’une autre. L’important est d’être d’accord et de se faire confiance ensuite.
Garde alternée : le partage des avantages liés aux enfants
- Les allocations familiales : depuis le 1er mai 2007, si vous avez un ou plusieurs enfants en résidence alternée, vous pouvez opter pour le partage des allocations familiales ou désigner d’un commun accord le bénéficiaire de toutes les prestations.
- La Sécurité sociale : chacun des parents peut inscrire ses enfants sur sa carte Vitale. Le parent qui a ainsi fait la dépense de santé est directement remboursé.
- L’impôt sur le revenu : en cas de garde alternée, l’entretien des enfants est présumé réparti de manière égale entre les parents. La majoration de quotient doit alors être partagée. Toutefois, vous pouvez décider d’un commun accord qu’un seul des parents a la charge de l’enfant malgré la résidence alternée. La part ou la demi-part revient alors au parent désigné.
Faut-il se remarier ou se pacser ?
Il est tout à fait légitime que vous vous interrogiez sur la meilleure façon d’officialiser votre nouvelle union. La question du mariage ou du pacte civil de solidarité dépend beaucoup de ce que vous souhaitez laisser à votre décès aux enfants de votre première union et à votre futur conjoint ou partenaire.
- Un mariage pour protéger vos enfants et votre conjoint
Si vous choisissez de vous marier, votre conjoint devient automatiquement un héritier de votre succession. À votre décès, il héritera d’un quart de vos biens. Vos enfants, quel que soit leur nombre, se partageront les trois quarts restants. Le mariage vous permet donc de protéger vos enfants mais aussi votre nouveau conjoint.
- Un Pacs pour donner la priorité à vos enfants
Si vous concluez un pacte civil de solidarité, en cas de décès, votre partenaire n’a aucun droit sur votre succession (sauf si vous lui léguez des biens par testament). Vos enfants se partageront seuls toute votre succession.
© Uni-Editions - Mars 2010
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