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Gare aux accidents de parcours
Que faire quand « ça dérape » ?
Que se passe-t-il ?
Il y a des moments plus difficiles que d’autres, accidents de la vie ou simple accumulation de tracas. Il arrive que le quotidien dérape et que la règle de base, qui veut que le compte soit suffisamment approvisionné, connaisse quelques écarts.
Comment cela se manifeste-t-il ?
- Le solde du compte est « dans le rouge » : Les premiers dérapages arrivent lorsque les paiements qui se présentent au débit du compte font passer le compte débiteur, ou au-delà du découvert autorisé lorsqu’il y en a un. La banque peut alors soit refuser de régler le montant au débit et facturer des frais de rejets soit après étude payer malgré tout, ceci entraînant, en application des conditions générales de banque la facturation de frais d’incidents .
- Un rejet de chèque peut entraîner une interdiction bancaire : La règlementation est très stricte en cas de rejet de chèque. En effet, le client dont le chèque est rejeté, a un mois pour régulariser sa situation, du moins la 1ère fois que le cas se produit ; les fois suivantes, ce délai est de 2 jours. Régulariser la situation, signifie alimenter son compte pour permettre le paiement du chèque lorsque celui-ci sera représenté par le créancier, la provision pour paiement de ce chèque peut être bloquée à dessein. Faute de régulariser la situation, le client peut devenir Interdit bancaire, inscrit dans un fichier Banque de France avec communication à toutes les banques dans lesquelles il a un compte.
- Les prélèvements et les virements peuvent être rejetés ou non exécutés : D’une manière générale, la banque règle les prélèvements et exécute les virements après avoir examiné le solde du client. Ce type de rejet n’entraine pas d’interdiction bancaire Mais génère aussi des frais pour défaut de provision en application des conditions générales de banque.
Les solutions
Un adage dit « Mieux vaut prévenir que guérir ». Tout d’abord, il faut prévenir et expliquer sa situation à son banquier pour que, ensemble, lorsque cela est possible, des solutions soient mises en place. Personne n’est ravi dans ces situations mais des solutions simples existent souvent. Elles sont à définir en tenant compte du côté ponctuel ou pérenne de la cause du dérapage.
- Un ajustement du découvert autorisé : Il est souhaitable d’ajuster à la hausse ou à la baisse le montant d’un découvert autorisé, en fonction de la situation du client. Cette solution est adaptée pour résoudre un problème ponctuel imprévu qui par sa survenance a mis le compte « dans le rouge ».
- Un crédit amortissable : Un crédit amortissable peut être souhaitable pour un gros problème ponctuel, il est basé sur la capacité du client à rembourser sur une période, relativement courte.
- Un changement dans les moyens de paiement : Dépenser sans déraper, ça passe aussi par des moyens de paiement anti-dérapage. Surtout si la situation de difficulté risque de perdurer. Une carte à autorisation systématique et débit immédiat vous permet de vérifier avant chaque retrait ou paiement que le solde de votre compte est suffisant pour faire face à vos dépenses. Car il vaut parfois mieux renoncer ou limiter l’utilisation des chèques.
- Le suivi de vos comptes à distance : Dépenser sans déraper, c’est possible lorsque l’on sait exactement où l’on en est, en gardant le contact avec son compte. C’est possible grâce à la banque à distance, qui permet une consultation du solde du compte de « la veille au soir », ou grâce aux services d’alertes personnalisables, qui permettent non seulement de connaître le solde de son compte, mais aussi les dernières opérations réalisées, ou être alerté lorsqu’une grosse opération arrive au débit du compte.
© Nathalie Cheysson-Kaplan – juillet 2011


