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Prévention
Auto, adopter une bonne conduite
Alcool et voiture : un cocktail mortel
Aujourd’hui, tout conducteur le sait : boire ou conduire, il faut choisir ! L’idéal est donc de ne pas boire si l’on doit prendre le volant. Mais où se situe réellement la limite ? Comment ne pas dépasser le taux d’alcoolémie autorisé ? Quelles sanctions sont appliquées ?
Les dangers de l’alcool au volant
Les effets de l’alcool sur la conduite se traduisent en autant de risques d’accidents. L’alcool provoque un rétrécissement du champ visuel et une diminution des réflexes. Il altère l’appréciation des distances et des largeurs et augmente la sensibilité à l’éblouissement. Enfin, il a un effet euphorisant qui favorise une surestimation par le conducteur de ses capacités. Bref, l’alcool au volant dégrade le comportement. Il est, selon le dernier bilan de l’accidentologie routière, à l’origine de 25,4 % des accidents mortels recensés en France chaque année.
La règle des deux verres
Pour respecter la réglementation en vigueur, votre taux d’alcoolémie au volant doit être inférieur à 0,5 gramme d’alcool par litre de sang (0,25 mg par litre d’air expiré). Il est donc conseillé de se limiter à deux verres. Car, chaque verre consommé équivaut à 10 g d’alcool pur, soit 0,25 g d’alcool par litre de sang. Gardez à l’esprit que si vous buvez un verre de bière (25 cl à 5°), de vin (12,5 cl de 10 à 12°) ou de whisky (3 cl distillé à 40°), votre taux d’alcoolémie sera le même : 0,25 g d’alcool par litre de sang. Attention, ces contenances sont celles servies dans les cafés et bars. À la maison, on a tendance à augmenter les doses. Dans ce cas, contentez-vous de boire un verre pour ne pas dépasser le seuil autorisé. Sachez aussi que pour un même verre consommé, le taux d’alcoolémie peut être sensiblement supérieur chez les femmes, les personnes très minces ou les personnes âgées. Par ailleurs, la consommation de médicaments (antibiotiques, anxiolytiques, tranquillisants) augmente les effets de l’alcool.
Le temps pour éliminer
Une personne en bonne santé élimine environ 0,10 g d’alcool par heure. Si vous avez bu un apéritif, un verre de vin à table et une coupe de champagne au dessert, chaque verre s’ajoute ce qui fait environ 0,75 g par litre de sang. Comptez environ 7 heures et demie, à compter du dernier verre, pour éliminer complètement l’alcool absorbé et 2 heures et demie pour atteindre le seuil autorisé. Attention, cette règle n’est valable que s’il n’y a pas de nouvelle consommation alcoolisée et avec les réserves évoquées ci-dessus (pas de surdosage des verres, alcoolémie variable selon la corpulence, le sexe…).
Mesurer son alcoolémie
Pensez à acheter des éthylotests chimiques à usage unique. Vous pourrez ainsi vérifier avant de prendre la route si le seuil maximum légal autorisé est dépassé. Sachez qu’un éthylotest électronique est réutilisable et affiche le taux d’alcoolémie. Bien entendu, si vous êtes au-dessus du seuil ne prenez pas le volant ou confiez-le à une personne n’ayant pas bu. Et, même si les idées reçues ont la vie dure, sachez qu’aucun “truc” ne permet de réduire le taux d’alcoolémie : ni l’aspirine, ni le café noir, ni l’eau. L’idéal est d’attendre sur place le temps nécessaire pour éliminer l’alcool.
Les sanctions encourues
Si votre taux d’alcool est compris entre 0,5 et 0,8 g par litre de sang, vous risquez une amende forfaitaire de 135 € et la perte de 6 points du permis de conduire, voire sa suspension. S’il est supérieur à 0,8 g par litre de sang, vous commettez un délit et vous risquez alors, outre la perte de 6 points du permis, d’être puni dune amende de 4 500 € et d’une peine de 2 ans d’emprisonnement. Le tribunal peut également décider d’annuler votre permis avec interdiction d’en solliciter un nouveau pour une durée pouvant atteindre 3 ans.
Depuis mars 2011, de nouvelles sanctions ont été ajoutées à ce dispositif. Une peine de confiscation de véhicule a été instaurée pour récidive de conduite sous emprise d’alcool ou de stupéfiant et récidive de grand excès de vitesse. Il est aussi possible, toujours en cas de récidive, de décider d’une peine complémentaire d’interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un dispositif éthylotest anti-démarrage.
Enfin, n’oubliez jamais que si vous provoquez un accident en conduisant sous l’emprise de l’alcool, l’amende sera portée à 30 000 € si vous occasionnez des blessures graves et vous serez passible d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans et d’une amende pouvant atteindre 150 000 € si vous provoquez la mort d’un autre usager de la route.
© Uni-Editions – Juin 2011


