Retraite

Epargner dans le cadre fiscal de l’épargne retraite

Le PERP, une incitation fiscale à l’épargne retraite...

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Quelle que soit votre situation professionnelle, dès lors que vous êtes majeur, vous avez la possibilité d’ouvrir un Perp. Votre intérêt est d’y souscrire le plus tôt possible, sachant, qu’à défaut d’avoir un gros capital à investir dès le départ, il vous faudra épargner longtemps pour en tirer le meilleur profit. Le Perp se décline en deux phases : une phase d’épargne et une phase de rente.

La phase d’épargne

Sa durée dépend de votre âge à la souscription et de votre âge prévisionnel de départ à la retraite. A la souscription, vous pouvez opter pour des versements libres que vous pouvez augmenter ou diminuer à votre guise en fonction de l’évolution de vos revenus. Vous pouvez également opter pour des versements réguliers. Dans ce cas, ils seront définis dans le contrat. Rien ne vous interdit d’en modifier le montant, à la hausse comme à la baisse, dès lors que vous respectez les quotas imposés par l’assureur.

Sortie en rente, et désormais partiellement en capital

A la différence d’autres placements tels que l’assurance vie, aucune possibilité de rachat partiel ou total n’est possible. Il existe cependant des cas de retrait anticipé : si vous êtes chômeur en fin de droit, si en tant que travailleur non-salarié, vous êtes placé en liquidation judiciaire, si vous êtes déclaré invalide, voire si l’épargne du Perp sert à l’acquisition de votre résidence principale.

Hormis ces cas, il vous faudra attendre votre cessation d’activité pour obtenir un juste retour de votre effort d’épargne par le biais d’une rente ou d’un capital. En effet, la réforme des retraites de novembre 2010 a prévu la possibilité d’une sortie en capital plafonnée à 20% de la valeur de rachat du contrat.

Bon à savoir : Avec la réforme de 2010, une sortie en capital est dorénavant possible lors du départ en retraite, à hauteur de 20% maximum.

La fiscalité du PERP

Le Perp jouit d’une fiscalisation différée. Durant la phase d’épargne, les sommes investies sont déductibles du revenu imposable, ce qui vous procure une économie d’impôt si vous êtes imposable. Il existe cependant certaines limites à cette déductibilité puisqu’un plafond a été fixé. Ce plafond correspond au plus élevé des deux montants suivants :

  • soit 10 % des revenus professionnels (dans la limite de 8 fois le plafond de la Sécurité sociale, qui est fixé à 35 352 € en 2011) ;
  • soit 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Ce deuxième plafond concerne les contribuables plus modestes ou ne travaillant pas.

A noter

 : pour optimiser ses versements PERP en 2012, il faut se référer au montant indiqué dans l’avis d’imposition au titre des revenus de l’année 2011. Ce plafond tient compte des autres cotisations d’épargne retraite versées en 2011, PERCO, article 83 ou Madelin et des fractions des plafonds des 3 années précédentes non utilisées.

Les versements liés à la rente sont, en revanche, soumis à l’impôt sur le revenu selon le barème progressif, sous déduction des cotisations sociales, d’une partie de la CSG (à hauteur de 4,2 %) et d’un abattement de 10% avec un minimum de déduction de 374 € et un maximum de 3.660 € en 2011

En savoir plus sur le PERP :

Boîte à outil

simulateur PERP (à voir avec PREDICA)

© Uni Editions & Crédit Agricole SA - Janvier 2012