- Les 5 points clés pour une retraite sereine
- Comprendre le système des retraites
- Améliorer sa retraite obligatoire
- Préparer sa retraite avec l’immobilier
- Constituer un capital ou des revenus complémentaires avec l’épargne classique
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Epargner dans le cadre fiscal de l’épargne retraite
- Le Perp, une incitation fiscale à l’épargne retraite individuelle pour tous
- Contrats Madelin, un outil de préparation à la retraite pour les non-salariés
- Le régime de retraite supplémentaire des exploitants agricoles (ex-Coreva)
- Préfon-Retraite pour les fonctionnaires
- Le plan d’épargne retraite collectif (PERCO) pour les salariés des entreprises
- Autres contrats d’épargne retraite collective
- Bénéficier d’une pension de réversion
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Retraite
Les 5 points clés pour une retraite sereine
Prévoir sa retraite
Depuis une vingtaine d’année, notre système de retraite bat de l’aile. Les causes de ses dysfonctionnements sont multiples et bien connus. Allongement de la durée de vie, abaissement du nombre de cotisants, notamment en raison du chômage... créent un déséquilibre entre les recettes et les dépenses.
Toutes les réformes entreprises restent insuffisantes pour enrayer le mal qui ronge notre système.
Durant la dernière décennie, pas moins de trois réformes ont été engagées.
En 2003, la réforme Fillon a posé le principe d’un allongement de cotisation, celui-ci passant de 37,5 à 40 annuités, soit 160 trimestres.
En 2008, le gouvernement a poursuivi dans cette voie en prévoyant d’allonger à nouveau la durée de cotisation d’un trimestre supplémentaire chaque année, soit 164 trimestres (41 ans) prévus en 2012 pour partir à la retraite à taux plein.
En 2010, la loi portant réforme des retraites a instauré un nouveau principe : les personnes nées en 1953 et 1954 devront cumuler 165 trimestres tandis que pour les générations suivantes, un décret sera publié chaque 31 décembre pour indiquer la nouvelle durée de cotisation.
Le décret publié fin 2011 a prévu un trimestre de plus : il faudra désormais 166 trimestres (41,5 ans) pour les personnes nées en 1955 pour partir à la retraite à taux plein. Et le mouvement va se poursuivre inexorablement tant au niveau de la durée de cotisation, que de l’âge minimum pour partir à la retraite.
La dernière réforme en date, de novembre 2010 a reculé l’âge légal de départ (60 ans) de 4 mois par an à compter du 1er juillet 2011 pour les générations nées à partir du 2e semestre 1951. Il devait atteindre 62 ans en 2018 pour les générations nées à partir de 1956.
Mais le calendrier de la réforme a de nouveau été bousculé en raison des restrictions budgétaires liées à la crise économique.
Selon une disposition contenue dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012, l’âge de départ à 62 ans a été avancé, touchant désormais les générations nées à compter de 1955, soit dès 2017.
De même, l’âge du taux plein fixé à 67 ans par la réforme de 2019 sera atteint en 2022 et non 2023 comme initialement prévu.
Le passage de l’âge de départ de 60 à 62 ans semble désormais acquis : le gouvernement socialiste, de retour au pouvoir n’est pas revenu sur cet âge de 62 ans, sauf pour les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans et qui peuvent toujours partir en retraite à 60 ans (précédemment, les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans).
L’accélération de ces réformes a pour conséquence, dans la plupart des cas, d’abaisser le niveau des pensions versées aux retraités.
Les projections communiqués par le Conseil d’Orientation des retraites (Cor) sont parlantes : d’après une étude de 2007, la retraite moyenne (nette de cotisations sociales) à 65 ans d’un cadre justifiant d’une carrière complète se situerait en 2020 autour de 56 % contre 64 % en 2003.
Et celle d’un salarié au smic serait abaissée de 84 % à 76 %, soit une baisse de 8 % en moyenne. A noter que les dernières projections effectuées par les différents régimes en 2010, peu avant la réforme, montraient toutefois que la pension moyenne des femmes, au moment de la liquidation de leur retraite, serait plus élevée à l’avenir, du fait de carrières plus longues et de durées d’assurance validées plus importantes.
Dans un tel contexte, il est plus que jamais indispensable de préparer sa retraite en se constituant un revenu complémentaire.
Par exemple avec un Perp (plan d’épargne retraite), un contrat d’assurance vie, un PEA, un Perco (Plan d’épargne retraite collectif) ou encore en investissant dans l’immobilier locatif. A condition d’être très sélectif sur l’emplacement, la qualité du logement et son rendement au regard de son prix d’acquisition et du marché locatif du secteur. Et de ne surtout pas s’en tenir aux économies d’impôt qu’il est possible de réaliser avec certains dispositifs fiscaux (Scellier jusqu’au 31 mars 2013, Duflot, Malraux, ...), celles-ci étant vouées à disparaître au bout de quelques années (9 ans en Scellier par exemple). En outre, sur fonds d’économies budgétaires, les niches fiscales voient leur plafond considérablement diminué en 2013.
Quoi qu’il en soit, plus vous songerez jeune à investir, meilleurs seront vos revenus complémentaires et vos chances de vivre votre retraite sereinement.
© Uni Editions & Crédit Agricole SA - Janvier 2013
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