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Le microcrédit, pour créer son emploi

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Souvent dans l’impossibilité de souscrire un crédit, les demandeurs d’emploi et les travailleurs précaires qui souhaitent lancer leur activité peuvent toutefois obtenir des aides financières. Le secteur associatif et le réseau bancaire leur proposent des solutions.

Sortir de la précarité et du chômage

Les personnes qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques peuvent se voir accorder des microcrédits, sans demande de garantie, leur permettant de créer leur entreprise et d’abandonner leur statut de demandeur d’emploi ou de travailleur intermittent. Selon le premier baromètre de la micro-finance publié en mai 2010 par l’Agence française pour le développement et la Caisse des dépôts, le total des microcrédits professionnels a presque triplé entre 2006 et 2009, atteignant 63 millions d’euros en 2009, année où plus de 14.000 microcrédits professionnels ont été octroyés par les associations.

Les alternatives associatives

En France, trois organismes associatifs disposent d’une habilitation leur permettant d’allouer des microcrédits extra-bancaires dans la limite de 10 000 euros par dossier. Il s’agit de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), de Créasol et de la Caisse sociale de développement local (CSDL). Ces associations proposent également l’aide nécessaire pour construire, chiffrer et finaliser le projet. La durée maximale des crédits peut aller jusqu’à trente mois selon les capacités de remboursement. L’Adie, Créasol et la CSDL affichent des taux d’intérêt moyen de respectivement 13%, 5% et 3%, une variation qui s’explique par les approches différentes de ces trois associations en terme d’objectifs.

Autres soutiens financiers à la création d’entreprise

Le microcrédit extra-bancaire peut être complété par d’autres financements. Le prêt d’honneur, à taux zéro, est un microcrédit mixte : accordé par l’association France initiative, il permet à son bénéficiaire d’accéder à des crédits bancaires classiques importants. Son montant peut aller jusqu’à 30 000 euros, pour un remboursement prévu pour une durée allant de trois à cinq ans. Les futurs créateurs d’entreprise peuvent bénéficier du dispositif Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise), mis en place en janvier 2009. Il prévoit un prêt à taux zéro (jusqu’à 10 000 €, remboursable en cinq ans au maximum), en complément d’un prêt bancaire, d’un montant et d’une durée au moins équivalents ou supérieurs au prêt Nacre demandé.

L’action des banques dans cette démarche

Les établissements bancaires peuvent, eux aussi, octroyer des microcrédits. De moins de 25.000 euros, ces prêts sont garantis par le réseau associatif France Active qui accompagne le porteur de projet dans son parcours. En 2009, 80% des crédits professionnels obtenus par l’intermédiaire de France Active étaient à des taux d’intérêt inférieurs à 5 %, et aucun d’entre eux ne dépassait la barre des 8%. Les entreprises en phase de création, ayant été créées ou reprises depuis moins de trois ans, peuvent également bénéficier d’un prêt à la création d’entreprise. Accordé par les banques sans garantie ni caution personnelle, son montant peut être compris entre 2.000 € et 7.000 €.

Autour du microcrédit :

Uni-Editions - septembre 2010