Le magazine
EPARGNE
Comment épargner pour son enfant ?
Passer le permis de conduire, étudier à l’étranger, acheter un studio… Si vous l’avez anticipée, l’entrée dans la vie de vos enfants, voire de vos petits-enfants, sera facilitée. Dans cette perspective, plusieurs familles de placements sont accessibles. Panorama.
Les livrets d’épargne
Première solution : le classique Livret A. Souvent souscrit dès la naissance d’un enfant, il permet d’épargner jusqu’à un plafond de 15 300 €, à un taux garanti net d’impôts (2,25 % depuis le 1er août 2011), tout en préservant la disponibilité de votre argent à tout moment. Seconde formule pour les 12-25 ans : ouvrir un Livret Jeune qui permet d’obtenir, dans la limite de 1 600 € d’encours, un taux de rémunération toujours plus intéressant que le Livret A (par exemple, le taux du Livret Jeune Mozaïc du Crédit agricole est égal à 3,5% au 1er octobre 2011). Que ce soit le Livret A ou le Livret Jeune, les versements sont au minimum de 10 € et l’argent placé reste disponible à tout instant, 10 euros devant être laissés sur le compte si l’on ne veut pas provoquer sa clôture.
L’épargne logement
Afin de constituer progressivement une épargne pour votre enfant sur le long terme, vous pouvez ouvrir un Plan d’Epargne Logement (PEL) au nom de l’enfant et l’alimenter par des versements réguliers ou ponctuels. Il disposera ainsi, lorsque le moment sera venu, d’un apport et de droits à prêt pour sa première acquisition immobilière. En pratique, un PEL peut recevoir jusqu’à 61 200 €, intérêts non compris, et il est nécessaire de verser un minimum de 540 € chaque année. Les retraits sont impossibles, sauf à clôturer le compte, la durée de placement recommandée étant de quatre ans.
L’assurance vie
Comme pour le PEL, la souscription d’une assurance vie au nom de votre enfant inscrit votre épargne dans la durée, voire celle des autres membres de la famille, permettant ainsi d’anticiper des besoins importants. Les versements sont généralement très accessibles, sans obligation d’un minimum annuel. Les conditions fiscales sont avantageuses. Les produits réalisés sont en effet exonérés d’impôt sur le revenu en cas de rachat partiel ou total du contrat à partir de huit ans de détention, dans la limite de 4 600 € par an pour une personne célibataire (9 200 € pour un couple). Ce type de contrat peut être assorti d’une clause précisant que les sommes épargnées ne seront disponibles qu’à la majorité de l’enfant. Enfin, selon les contrats, il peut également être proposé une garantie de prévoyance, afin de sécuriser le versement d’un capital à votre ou vos enfant(s), si vous veniez à disparaître.
© Marie Varandat – Uni-éditions – 21 décembre 2011


