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Foire Aux Questions

Epargne

1. Pourquoi et comment investir en Bourse ?

Parce que sur le long terme, les performances des placements boursiers sont supérieures à celles des autres placements. Pour investir en Bourse, vous pouvez soit sélectionner vous-même vos titres (actions, obligations...) et les acheter en direct, soit investir au travers d’une formule de placement collectif : une Sicav ou un Fonds Commun de Placement (FCP). Les produits de gestion collective vous permettent d’accéder directement à un portefeuille composé de différentes valeurs, géré par des professionnels.

2. Est-il possible d’investir en Bourse régulièrement si on ne dispose pas d’un capital de départ important ?

Bien sûr. Votre Conseiller peut vous aider à sélectionner les produits de gestion collective (Sicav ou FCP) sur lesquels mettre en place un système de versements réguliers. Ainsi, chaque mois ou trimestre, vous versez une même somme d’argent et achetez de façon automatique des SICAV ou des FCP préalablement choisis. Outre sa simplicité d’utilisation, cette solution d’épargne progressive présente l’avantage de vous faire profiter des fluctuations à court terme de la Bourse : quand elle monte, vous achetez moins de parts (mais la valeur de celles que vous détenez progresse) et quand elle baisse, vous en achetez plus.

3. Comment acheter des SICAV et des FCP ?

Vous pouvez souscrire des Sicav ou des FCP depuis le site Internet de votre banque. D’un simple clic, vous pouvez prendre connaissance de la valeur liquidative (prix d’achat) et souscrire ou revendre vos parts facilement. Renseignez-vous sur les conditions d’accès à la gestion de votre portefeuille titres en ligne. Sinon, vous pouvez bien sûr vous adresser directement à votre agence bancaire. Que vous souscriviez en ligne ou par l’intermédiaire de votre Conseiller, vous aurez des droits d’entrée à acquitter. Ces droits d’entrée, propres à chaque fonds d’investissement, sont indiqués dans le prospectus simplifié dont vous devez prendre connaissance avant toute souscription.

4. Est-il possible d’investir en Bourse sans prendre de risque ?

Oui, en investissant au travers d’un fonds garanti. Ce type de fonds d’investissement vous permet de profiter du potentiel de performance de la Bourse, tout en limitant vos risques de pertes en capital. Lorsque vous revendrez vos parts à l’échéance, vous serez assuré de récupérer au moins votre mise de fonds initiale - après déduction des frais -, même en cas d’évolution défavorable des marchés. Ces fonds peuvent être souscrits auprès de votre Conseiller.

5. Quelle différence y a-t-il entre l’assurance vie et l’assurance décès ?

L’assurance décès répond à un objectif de prévoyance. Souscrite pour une durée déterminée, elle prévoit le versement d’un capital, dont le montant est déterminé lors de la souscription, si l’assuré décède avant le terme de la garantie. Si l’assuré est encore en vie à cette date, aucun capital ne sera versé. Un contrat d’assurance vie est souscrit en vue de la constitution d’un capital à long terme. Dans tous les cas, l’assureur s’engage à verser le capital acquis sur le contrat : à l’adhérent-assuré s’il est toujours en vie à l’échéance ; aux bénéficiaires désignés en cas de décès si l’adhérent-assuré décède en cours de contrat.

6. Puis-je effectuer des rachats sur mon contrat d’assurance-vie ?

Vous pouvez à tout moment récupérer tout ou partie de votre capital en effectuant un ou plusieurs rachats. Ces rachats ne vous obligent pas à résilier votre contrat et ne vous empêchent pas d’effectuer par la suite de nouveaux versements. En revanche, la fiscalité applicable en cas de rachat sera dégressive en fonction de l’ancienneté du contrat. Tout rachat avant huit ans est soumis à l’impôt sur le revenu (sauf s’il est consécutif à un événement familial, tel qu’un licenciement ou la survenue d’une invalidité). A partir de huit ans, la fiscalité applicable aux rachats est plus avantageuse car vous bénéficiez d’abattements.

7. Qu’est ce qu’une rente viagère ? Une rente viagère réversible ? Et une rente à annuité garantie ?

Une rente viagère vous permet de vous assurer, jusqu’à la fin de votre vie, le versement de revenus réguliers, dont le montant est garanti et revalorisé chaque année, en fonction des résultats réalisés par l’assureur sur le capital que vous lui avez confié. Si vous optez pour une rente réversible au profit de votre conjoint (ou de toute autre personne de votre choix), le bénéficiaire de la réversion continuera, à votre décès, à percevoir la rente sa vie durant. Dans le cas d’une rente à annuités garanties, un nombre minimum d’années de complément de revenu est garanti, quelle que soit la date du décès de l’assuré. Ces deux options, rente réversible et annuités garanties, peuvent se combiner pour offrir une protection la plus adaptée à votre situation.

8. Assurance vie : quelle est la différence entre un contrat en euros et un contrat multisupports ?

Sur un contrat en euros, vous percevez chaque année une rémunération calculée à un taux minimum, à laquelle s’ajoute une participation aux bénéfices réalisés par l’assureur sur le capital que vous lui avez confié. Sur un contrat multisupports, vous pouvez répartir votre capital sur différents types de supports financiers en fonction de votre objectif de rendement et de votre sensibilité au risque. Par exemple, des parts de Sicav ou de FCP investis en actions et en obligations pour tirer parti des perspectives de rendement des marchés financiers, des supports à capital garanti pour équilibrer vos risques... Votre rémunération globale dépend alors de la performance de chacun des supports sur lesquels votre capital est investi et n’est pas garantie.

9. J’ai un PEL qui a plus de douze ans, puis-je le conserver ?

Vous pouvez bien entendu le conserver. Mais les intérêts courus à compter de son 12e anniversaire sont désormais imposables chaque année lors de leur inscription en compte. Seuls les intérêts courus à compter du 1er janvier 2006 seront fiscalisés. Il sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou sur option au prélèvement forfaitaire libératoire de 16 % (ce taux devrait être porté à 18 % à compter de l’imposition des revenus de 2008).

10. Peut-on moduler les versements sur un PEL, un contrat d’assurance vie, un PEA, un livret ?

Bien entendu. Vous pouvez à tout moment modifier le montant de vos versements, à la hausse comme à la baisse (sous réserve de respecter le minimum fixé par votre contrat, le cas échéant), les interrompre provisoirement, voire définitivement. Toutefois, sur un PEL vous devez vous engager à verser au moins 540 € par an, en effectuant des versements réguliers selon une périodicité choisie à l’avance (tous les mois, tous les trimestres ou tous les semestres). Cela dit, vous pouvez effectuer un ou plusieurs versements d’un montant inférieur à celui prévu, à condition que le total de vos versements de l’année atteigne bien 540 €. À défaut, votre plan sera fermé d’office.

11. Aujourd’hui, est-il encore intéressant d’ouvrir un PEL ?

Oui. Le PEL garde tout son intérêt, notamment si vous avez un projet immobilier à moyen terme. Vous bénéficiez d’une rémunération garantie pendant toute la durée du plan, à laquelle s’ajoute, lorsque vous demanderez un prêt, une prime d’épargne versée par l’État dont le montant peut atteindre 1.525 €. D’autre part, le taux d’intérêt du prêt est fixé lors de l’ouverture du plan (il ne bougera pas, quelle que soit l’évolution des taux d’intérêt) et vous n’aurez ni frais de dossier, ni taxe de publicité foncière (en cas d’hypothèque) à payer.

12. Puis-je céder les droits à prêt que j’ai acquis sur mon PEL à mon enfant.

Vous pouvez parfaitement céder vos droits à prêt à votre enfant. Il suffit pour cela que vous ayez tous deux un PEL ouvert à votre nom depuis au moins trois ans et que votre enfant utilise la totalité de ses propres droits à prêt. Vous devrez cependant clôturer votre PEL et demander à votre banque qu’elle vous remette une attestation de droits à prêt. Vos droits seront alors cessibles pour une période d’un an maximum.

13. Combien puis-je donner à mes enfants et petits-enfants sans qu’ils aient de droit de mutation à payer ?

Tous les six ans, chaque parent peut donner à chacun de ses enfants jusqu’à 150.000 € en franchise de droits de donation. Quant aux grands-parents, ils peuvent donner 30.000 € à chacun de leurs petits-enfants tous les six ans. S’y ajoute la possibilité de donner à hauteur de 30.000 € une somme d’argent à chacun de ses enfants, petits-enfants ou arrières petits-enfants, ou à défaut de descendance, à chacun de ses neveux et nièces. Cette exonération ne peut jouer qu’une fois entre un même donateur et un même bénéficiaire mais les dons peuvent être étalés dans le temps, dans la limite de 30.000 €.

14. Je n’ai pas un salaire très élevé et je ne peux mettre que quelques dizaines d’euros de côté par mois ? Ai-je intérêt à épargner ?

Sans aucun doute, oui ! Il paraît prudent de disposer d’une épargne de précaution dans laquelle vous pourrez puiser à tout moment, sans que cela compromette l’équilibre de votre budget mensuel, pour faire face à une dépense imprévue, un coup dur comme un coup de cœur. Même avec une petite somme mise de côté chaque mois, vous pouvez vous constituer un capital.

© Uni Edition - décembre 2007