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Élevage et société : « il faut descendre dans l’arène du digital »

Ce mercredi, Allice, France Conseil Elevage, Fiea et Races de France ont organisé une journée de travail pour « reprendre la main sur la communication » agricole face aux associations abolitionnistes.

Souvent décrié, attaqué, critiqué, l’élevage « prend le taureau par les cornes » s’est félicité Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, en introduction d’une journée d’échange autour du regard de la société sur l’élevage. Un axe fort développé tout au long de la journée « reprendre la main sur la communication. » Tout le monde connaît les vidéos de L214, 269 life et bien d’autres associations « abolitionnistes1», qui prônent un changement de modèle alimentaire. Nombreux sont les éleveurs à se sentir démunis face aux attaques de ces associations. Arrivés du nord de l'Europe, ces sujets sociaux ne sont pas à négliger. Apparus en France il y a moins d’une décennie, ces débats ne sont pas arrivés avec moins de virulence.

Pour Caroline Faillet, experte en influence numérique, ce qui s’est passé est comparable à « une tumeur qui aurait métastasé. » « Les éleveurs ont laissé un boulevard à L214. » Elle s’explique « L214 a historiquement attaqué (les éleveurs, ndlr) sur les effets de la viande sur la santé, puis l’environnement, le bien-être animal et maintenant ils entrent sur la sphère idéologique de l’antispécisme2. » Les éleveurs n'ont pas su comment réagir. Pour l’experte, « un changement est en cours et le risque serait de ne pas le prendre en compte. » Aujourd’hui la communication a bien changé et les systèmes d’influence ont été bouleversés. « On est passé à l’ère de la post-vérité. » Ce qui signifie qu’aujourd’hui le consommateur a « le pouvoir de plébisciter de nouveaux standards sur le marché » car il se sent suffisamment informé. « Maintenant il va falloir faire avec. »

RÉPARER LE MONDE

L’incompréhension des éleveurs vient surtout d’un changement de paradigme « on ne demande plus seulement aux agriculteurs de nourrir le monde, on leur demande aussi de le réparer » résume Véronique Pardo, anthropologue à l’Observatoire du Cniel des Habitudes Alimentaires. La priorité est de reprendre en main sur la communication et l’influence pour Caroline Faillet. « Il faut descendre dans l’arène du digital » et surtout « se battre avec les mêmes armes qu’eux ! » Mais le premier conseil donné par l’experte en influence numérique « il faut marginaliser L214 » pour qu’ils n’arrivent à toucher que des personnes ultra-convaincues et non le public. Simplement, il faut occuper le terrain à la place de ces associations « sans répondre à leurs attaques mais en répondant aux attentes des consommateurs. » Demain ça sera « une nécessité économique. »

1 : Association abolitionniste : qui œuvre pour la suppression de l’élevage. A ne pas confondre avec wellfariste, qui œuvre pour le bien-être animal sans remettre en cause l’existence de l’élevage.

2 : Antispécisme : désigne le fait pour l'être humain d'asseoir sa supériorité sur l'animal.

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© Pleinchamp – Février 2018

Article à caractère informatif et publicitaire. 

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