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Faut-il redouter '' l'agricult'urbaine '' ?

02/08/2018 - 1 min de lecture

Rubrique : Règlementaire

#Aménagement du territoire et urbanisme #Argent

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Faut-il redouter '' l'agricult'urbaine '' ?

Si le Salon de l'agriculture est durant neuf jours la première ferme de France, la cité ne désespère pas de marcher sur les plates-bandes de l'agriculture les 356 autres jours de l'année. L'urbanisation, qui grignote déjà les terres, va-t-elle aussi manger le pain des agriculteurs ?

Des toits, des terrasses, des murs, des parkings, des containers, des mini-serres, des jardinières : la cité a décidé de faire parler la chlorophylle. Au salon de l’agriculture, plusieurs promoteurs de l’agriculture urbaine sont depuis quelques éditions des exposants à part entière. Parmi eux, MyFood, une start-up alsacienne qui commercialise des serres solaires connectées combinant des techniques de permaculture et d’aquaponie pour cultiver à la verticale, sans pesticides et sans effort.

MYFOOD, 70 SERRES EN SERVICE

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Depuis sa création en 2016, MyFood, comptant trois associés et soutenue par des business angels, a commercialisé en Europe environ 70 serres de 22 m2. Les bacs en permaculture assurent notamment la production de légumes racine tandis que sur l’aquaponie (symbiose poissons / végétaux) est propice à la production de salades, tomates cerise, courgettes etc. La start-up estime le retour sur investissement entre 3 et 4 ans, sous l’effet d’une production dix fois supérieure à celle des potagers en pleine terre, moyennant peu de travail (1H30 par semaine), peu d’eau et bien entendu zéro phyto. MyFood, une menace pour l’agriculture ? « En aucune façon », répond Arnaud Secco, commercial. « Nos clients pionniers sont des individus en quête de sécurité et d’autonomie alimentaires, et qui ont trouvé avec notre serre une solution opérationnelle. Nos clients sont du reste moins des urbains que des ruraux car il faut pouvoir disposer de 22 m2. Nous avons aussi un modèle de 3,5 m2. Des restaurateurs sont aussi intéressés. Au vu de la productivité, des agriculteurs pourraient tout à fait l’envisager comme une production de rente ».

LA CITROUILLE, DES BACS PRENANT RACINE

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Le citadin n’est pas non plus dans la cible de La Citrouille, une start-up qui commercialise des bacs potagers en bois massif de 120 X 80 cm, garnis de terreau, de paillis de chanvre et de plants bio. Et pour cause, les plants sont censés s’enraciner, ce qui suppose de disposer un minimum de lien au sol. « Les gens paient très cher leur maison et le bout de terrain qui peut l’entourer », déclare Charlie Lavie, l’un des trois fondateurs de la start-up, créée en 2017 basée et à Saint-Léger-en-Yvelines (Yvelines). « Ce morceau de terrain, c’est leur véritable richesse. Notre objectif est d’alléger les compétences requises pour faire pousser des légumes, à travers nos potagers prêts-à-poser et des outils d’aide à la conduite de l’arrosage par exemple. Nous ne sommes pas concurrents des agriculteurs mais j’espère que les l’autoproduction comptera pour plus que quelques pour cents dans la production de denrées alimentaires dans les décennies à venir ».

L'AVIS DE BRIGITTE, EX-AGRICULTRICE

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A défaut d’ambitionner de satisfaire la faim de la moitié de la planète, c’est à dire la part de la population mondiale qui vit aujourd’hui en milieu urbain, ces acteurs de l’agriculture urbaine parviendront-ils à leur fin, consistant à cultiver conscientisation, autonomisation et simplification, autant de traits communs aux deux start-ups ? La question interroge Brigitte Fontaine, une ex-agricultrice de Bourgogne croisée dans la serre de MyFood sur le parvis du salon. « On ne gagne pas sa vie en agriculture, on travaille beaucoup, on a une très mauvaise image et les gens vous considèrent comme des ploucs, ce qui est totalement faux », déclare la reconvertie dans le commercial. Elle n’a pas totalement déserté le champ de la réflexion agricole, puisqu’elle nourrit le projet d’apporter une aide à l’autonomisation des populations rurales en Afrique par exemple. « Le concept de la serre MyFood est très intéressant, y compris pour les agriculteurs », juge-t-elle. « Elle peut simplifier la vie des fermes isolées des commerces, faciliter la tâche ménagère grâce aux légumes à disposition, le tout sans avoir à se baisser ».

Retrouvez toute l’actualité agricole sur pleinchamp.com

 

© Pleinchamp – Mars 2018

Article à caractère informatif et publicitaire. 

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