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Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio ?

24/10/2018 - 3 min de lecture

Rubrique : Tendances

#Décryptage #Santé

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Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio ?

Une diminution de 25% du risque de cancer a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent. C’est ce que révèle une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, Inserm, Université Paris 13 et la Caisse nationale de l’assurance maladie.

L’agriculture biologique, en plus de diminuer les risques de contamination de l’environnement et les risques d’exposition des opérateurs aux intrants chimiques, induit-elle des bénéfices pour la santé des consommateurs ? A ce jour, aucune étude scientifique n’est en mesure de l’affirmer. De la même manière, aucune étude ne conclut à un risque accru lié à la consommation des aliments issus de l’agriculture conventionnelle. L’étude épidémiologique réalisée par des chercheurs du centre de recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (Inra/ Inserm/Université Paris 13/CNAM), publiée récemment dans le JAMA Internal Medicine change-t-telle la donne ? « Bien que le lien de cause à effet ne puisse être établi sur la base de cette seule étude, les résultats suggèrent qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers », indique l’Inra dans un communiqué. « Des travaux complémentaires sont toutefois nécessaires pour la mise en place des mesures de santé publique adaptées et ciblées ».

DES VOLONTAIRES POUR NUTRINET-SANTÉ

Lancée en 2009, l’étude NutriNet-Santé dissecte les relations nutrition-santé en vue d’améliorer la prévention des maladies chroniques par l’alimentation. Son volet BioNutriNet s’intéresse à l’impact potentiel de la consommation des aliments en fonction de leurs modes de production (bio / conventionnel) sur l’état nutritionnel, sur des marqueurs toxicologiques, sur l’environnement et sur la santé des individus. Elle repose sur une large population d'adultes volontaires, qu’il est possible de rejoindre en s’inscrivant en ligne ( www.etude-nutrinet-sante.fr ).

JUSQU’A 76 % DE RISQUE EN MOINS

Réalisée entre 2009 et 2016 auprès de 68 946 participants de la cohorte NutriNet-Santé (voir encadré), l’étude s’est appuyée des questionnaires de fréquence de consommation de produits bio (jamais, de temps en temps, la plupart du temps) pour 16 groupes alimentaires (fruits, légumes, produits à base de soja, produits laitiers, viande/ poisson/œufs, féculents/légumes secs, pain/céréales, farine, huiles/condiments, plats préparés, café/thé/infusions, vin, biscuits/chocolat/sucre/confiture, autres aliments, compléments alimentaires). Au cours des 7 années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancers ont été enregistrés et validés sur la base des dossiers médicaux. Une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio comparés aux consommateurs plus occasionnels. Cette association était particulièrement marquée pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34 % de risque) et les lymphomes (-76 % de risque). La prise en compte de divers facteurs de risque pouvant impacter cette relation (facteurs sociodémographiques, alimentation, modes de vie, antécédents familiaux) n’a pas modifié les résultats.

DEUX HYPOTHESES, AVANT D’AUTRES INVESTIGATIONS

Les chercheurs formulent deux hypothèses pour expliquer la diminution du risque de cancer. La première tient à la présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle, comparés aux aliments bio. La seconde pointe, dans les aliments bio, des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques). Les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d’autres investigations conduites sur d’autres populations d’étude, dans différents contextes. Néanmoins, selon l’Inra, ces résultats soutiennent les recommandations du Haut conseil de santé publique (HCSP) émises en 2017 pour les futurs repères alimentaires du Programme national nutrition santé (PNNS) visant à privilégier les aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets.

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© Pleinchamp - octobre 2018 

Article à caractère informatif et publicitaire.

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