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Plus de 4 poules sur 10 en élevage alternatif

23/12/2019 - 1 min de lecture

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Plus de 4 poules sur 10 en élevage alternatif

De plus en plus de poules en élevage alternatif… Cette évolution correspond à la demande des consommateurs qui se déclarent prêts à payer plus cher des œufs bio, Label Rouge, produits par des poules élevées au sol ou encore en cages aménagées. La filière donne par ailleurs des gages en matière de traçabilité avec la démarche « Œufs de France ».

En 2018, en France, plus de quatre poules pondeuses sur dix étaient élevées en élevage alternatif (42,2%), soit 5% de plus qu’en 2017 (36,7%) et deux fois plus qu’en 2008 (19%). Tel est le bilan dressé par le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO). Pour rappel, son plan de filière remontant à 2016 mise sur un taux de 50% à l’horizon 2022, un objectif largement à la portée des 2 300 éleveurs recensés en France et qui produisent annuellement 14,3 milliards d’œufs. Par élevage alternatif, on entend les élevages certifiés en agriculture biologique (alimentation bio, parcours extérieur avec abri et végétation, nids et perchoirs en intérieur), les élevages en plein air (parcours extérieur en journée), les élevages au sol (liberté de mouvement en bâtiment) et enfin les élevages en cages aménagées conformément aux normes européennes datant de 2012 (hébergements en groupes de 20 à 60, présence de perchoirs et de nids).

UN SURCOÛT ACCEPTÉ

Le taux de poules élevées en plein air, hors Label Rouge, atteint désormais 16,4%, contre 15,7% en 2017 et encore 8,5% en 2008. Les poules Label Rouge représentent 5% du cheptel en 2018, contre 4,4% en 2017 et moins de 0,4% en 2008. Quant aux poules élevées en bio, elles représentent désormais 12,9% du cheptel français, contre 10,2% en 2017 et plus de 3 fois plus qu’en 2008 (3,8%). Enfin, 8% des poules pondeuses françaises étaient élevées au sol en 2018 contre 6,4% en 2017 et, dix ans auparavant, 3%. Ces orientations sont en phase avec les demandes des consommateurs. Selon le CNPO, 95% des Français soutiennent la démarche de transition dans laquelle se sont engagés les professionnels français de l’œuf tandis que 85% des se disent prêts à payer plus cher leurs œufs alternatifs, au coût de production plus élevé.

« ŒUFS DE FRANCE »

Autre demande pointée par les professionnels : l’attachement des consommateurs à l’origine France. Toujours selon le CNPO, 87% des consommateurs confient qu’il s’agit d’un critère important pour leur achat. Pour y répondre, l’Association des produits agricoles de France a initié la démarche collective « Œufs de France », assortie d’un logo. Elle implique l’ensemble des maillons de la filière française, à savoir accouveurs, éleveurs de poulettes, éleveurs de poules pondeuses, fabricants d’aliments, centres d’emballage et de transformation. Un an après son lancement, le logo est déjà̀ présent sur la majorité́ des œufs vendus en magasin, qu’il s’agisse de marques nationales ou de distributeurs. Il est à ce jour utilisé par 24 entreprises du secteur et 11 enseignes de distribution.

 

© Raphaël Lecocq – Uni-Médias – Décembre 2019
Article à caractère informatif et publicitaire.