M’installer

Parce que se lancer dans l’installation de son exploitation est un engagement personnel de taille, il est essentiel de se poser les bonnes questions pour bien s’y préparer.

Financer votre installation

Quelles ressources mobiliser ?

Au moment de concrétiser votre projet d’installation, vous serez amené à utiliser vos ressources personnelles, à rechercher des subventions et à recourir à des prêts bancaires. Un autofinancement important augmente vos chances de réussite.
Recensez d’abord vos possibilités d’apport de fonds propres, c’est-à-dire votre épargne personnelle, l’aide de votre famille sous forme de dons*, éventuellement le salaire différé ou l’intéressement que vous avez touché, et les subventions telles que la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA)

L’apport personnel
Constituer un apport personnel permet de réduire le recours à l’endettement et d’augmenter la marge de sécurité

L’aide de votre famille
L’appui de votre famille par une donation ou des prêts à taux modérés est un atout pour le financement de votre projet.
Un engagement familial sous forme de prêt à long terme renforce les capitaux permanents de l’exploitation et vous permet de bénéficier d’un financement à des conditions favorables, le taux d’intérêt étant généralement faible.
Cette aide peut également prendre la forme d’un cautionnement des prêts consentis.

Si vous reprenez l’exploitation familiale, un schéma de reprise progressive du capital peut être envisagé. Avant la reprise, la constitution d’un GFA (Groupement Foncier Agricole) peut être, par exemple, une solution adaptée pour maintenir l’unité de l’exploitation et/ou limiter votre investissement foncier. Les cohéritiers qui acceptent de faire partie du GFA en reçoivent des parts. Un rachat progressif de ces parts par l’exploitant peut éventuellement être envisagé ultérieurement.

Pour l’activité de production proprement dite, il existe d’autres formules sociétaires, telles le GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) qui regroupe plusieurs associés exploitants. L’EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) et la SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole), qui peuvent accueillir des associés non exploitants, permettent souvent le maintien des capitaux familiaux dans l’entreprise.

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