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Assurance vie : optimiser ses rachats

15 juin
Epargne

il y a 2 mois

L’épargne investie en assurance vie est liquide et disponible à tout moment. Besoin de financer un projet ou de faire face à un imprévu, il est possible de puiser dans son contrat pour y répondre. Mais avant d’opérer un retrait, votre conseiller vous informera sur la fiscalité attachée.

Lorsque vous faites un retrait partiel ou total sur votre contrat d’assurance vie (appelé communément “rachat”), seuls les gains réalisés par l’épargne placée sont soumis à l’impôt. Ils peuvent être assujettis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, donc avec un impôt dépendant de votre tranche marginale d’imposition (TMI), mais il est souvent préférable d’opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire (PLF) qui est dégressif selon la durée courue depuis l’ouverture de votre contrat (voir tableau).

Au-delà de 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune (tous contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus). "L’économie d’impôt peut être alors respectivement de 345 euros et 690 euros, indique Denis Alloun, conseiller privé à la Caisse régionale Toulouse 31. Si vos gains sont supérieurs à ces abattements, étalez si cela est possible vos rachats sur plusieurs années ce qui permet de purger les plus-values."

Mais attention, ces abattements s’appliquent tous contrats confondus. "Pour un conseil pertinent, il est primordial que votre conseiller ait une vision globale de votre patrimoine, notamment si vous êtes titulaire de plusieurs contrats d’assurance vie, précise Denis Alloun. Cela permet de réaliser les retraits sur le ou les contrats les plus appropriés. Afin de capitaliser, il est souvent recommandé d’épargner sur les contrats les plus récents. L’assiette fiscale en cas de rachat est certes plus petite mais la fiscalité y est supérieure, rappelle Denis Alloun. À l’inverse, il est souvent préférable d’opérer des rachats sur les contrats les plus anciens." Il s’agit d’une règle d’ordre général qui, comme souvent, souffre de nombreuses exceptions. Par exemple, certains contrats anciens peuvent bénéficier d’avantages spécifiques en matière de transmission. Si c’est cette approche qui doit être privilégiée, le rachat sur un contrat récent peut être plus judicieux. Enfin, en cas de besoin, vous disposez d’une alternative au rachat : l’avance. "Votre assureur vous consent un prêt (rémunéré sous forme d’intérêt) gagé sur votre contrat d’un montant compris entre 60% et 70% de la valeur de votre contrat au moment de l’avance, explique Denis Alloun. La somme obtenue n’est pas imposable et il n’est pas utile de constituer un dossier de demande de crédit, de souscrire une assurance emprunteur ou d’apporter la preuve de votre solvabilité." En outre, l’épargne n’étant pas sortie, elle continue de générer des plus-values, ce qui compense le coût de votre crédit.

Quel que soit l’objet du rachat, le choix du contrat dépendra de vos besoins et objectifs ainsi que de votre situation. Il s’agit alors, avec votre conseiller, de mettre en place une stratégie patrimoniale cohérente. L’occasion aussi de faire le point sur vos clauses bénéficiaires afin de s’assurer qu’elles répondent toujours à vos objectifs.