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Le cercle vertueux de l’épargne solidaire

04 déc
Le cercle vertueux de l'épargne solidaire
Epargne

il y a 4 mois

L’épargne solidaire conjugue impact social et rentabilité, et contribue au développement économique des territoires.

Fin 2016, l’encours de l’épargne solidaire s’est élevé à 9,76 milliards d’euros en France, soit une progression de 15,5% par rapport à 2015. Un chiffre qui, en 10 ans, a été multiplié par 8.

Les épargnants sont en effet de plus en plus enclins à financer des projets liés à l’emploi, à l’accès au logement, à la santé, à l’environnement et à la solidarité internationale. Ce qui les motive, “c’est l’envie de donner du sens à leur épargne, de la “tracer”, d’investir localement, indique Mathieu Azzouz, Responsable de la gestion des fonds solidaires d’Amundi. Mais aussi de participer au développement d’un nouveau modèle économique innovant et dynamique puisque le nombre d’entreprises solidaires ne cesse de croître.”

Au travers d’un compte titres, d’une assurance vie ou de l’épargne salariale et retraite, il est possible d’investir dans ces projets en souscrivant des parts de fonds dits “90/10” ou purs. Les premiers consacrent jusqu’à 10% de leurs actifs à des entreprises solidaires agréées non cotées, quand les seconds y sont totalement investis.

Ces entreprises ont pour mission d’améliorer le quotidien des personnes en difficulté.

La sélection comprend une double analyse économique et sociale, explique Mathieu Azzouz. Celle-ci repose sur une série de critères qualitatifs (objet social, transparence de l’information…) et quantitatifs (nombre d’emplois créés…) permettant d’identifier les sociétés à forte utilité sociale.

Elles sont aussi évaluées sur des critères spécifiques liés à leur activité. Ainsi, pour une entreprise du secteur du logement, est examiné l’accompagnement proposé aux bénéficiaires : aide dans les démarches administratives, apprentissage des gestes écologiques pour gérer les coûts énergétiques…
S’ajoute une analyse financière classique pour s’assurer de la pérennité du modèle économique.
Car plus l’entreprise réalise des bénéfices, plus elle investira dans le développement de son activité au profit de ses bénéficiaires. “Seule la dégradation de l’impact social peut entraîner notre sortie d’une entreprise, précise Mathieu Azzouz. Car en cas de difficultés économiques, nous sommes là pour les aider en finançant leur activité.

En termes de rendement, et quel que soit le type de fonds, ces produits délivrent une performance identique à celle d’un fonds classique à profil de risque comparable, mais avec un bénéfice social en plus. Par ailleurs, ils sont décorrélés des marchés traditionnels ce qui apporte une diversification des investissements.

Ainsi, investir dans ces fonds thématiques c’est choisir de générer de l’utilité sociale au travers de son épargne. C’est aussi construire un partenariat dans la durée qui concilie recherche de performance durable et solutions concrètes aux enjeux de la société. “C’est le sens de notre engagement aux côtés du Groupement Solidaire “l’Insertion par le Cohabitat””, conclut Mathieu Azzouz.