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Reconsidérer l’approche de l’assurance vie

19 déc
Reconsidérer l'approche de l'assurance vie
Epargne

Décembre 2016

Gilles Demonsant, Directeur Épargne et Clientèles patrimoniales de Predica, filiale Assurance vie du Crédit Agricole, revient sur les attraits de ce support et conseille, pour dynamiser son rendement, de diversifier son contrat.

- Quels sont les avantages de l’assurance vie ?

L’assurance vie est un outil essentiel dans la gestion de son patrimoine, en particulier en matière de transmission. De plus, elle permet sur long terme d’investir sur un éventail d’actifs très large. Enfin, c’est une solution de capitalisation de l’épargne dans un cadre fiscal avantageux tant qu’aucun retrait n’est réalisé.

Très flexible – on l’appelle familièrement le couteau suisse du patrimoine - elle s’adapte aux besoins des épargnants : financer les études des enfants, se constituer un capital pour financer un projet immobilier, préparer sa retraite, transmettre dans de bonnes conditions, protéger ses proches…

- Quels sont les effets d’un environnement de taux bas sur les fonds en euros ?

Le fonds en euros est composé à environ 80% d’obligations. L’achat d’obligations à des taux faibles fait baisser mécaniquement son rendement. Toutefois, un assureur doit être capable de protéger le rendement servi à ses clients, en particulier en cas de forte remontée des taux. Chez Predica, nous privilégions la sécurité avec la volonté de préserver l’avenir de nos clients. Cela nécessite de constituer des réserves qui serviront à rémunérer les assurés dans des périodes plus difficiles, par exemple si les taux remontent fortement.

- L’aspect protecteur du fonds en euros est-il remis en cause ?

Absolument pas puisque c’est le rôle de l’assureur d’apporter la protection. En revanche, le triptyque sécurité-liquidité-rendement du fonds en euros est remis en cause. Dans une allocation patrimoniale à long terme, il ne constitue plus une solution unique, notamment si le rendement net, en baisse, devient inférieur à l’inflation.

- Dès lors, que conseillez-vous ?

Aujourd’hui, tous les produits sécuritaires (fonds en euros, épargne réglementée…) ont un rendement faible. Pour construire une performance durable, il convient de diversifier son allocation sur d’autres types d’actifs comme les actions pour profiter d’un dividende attractif et de la croissance des bénéfices des entreprises. De même, la « pierre papier » est à privilégier pour générer un rendement récurrent.

- En transférant une partie du fonds en euros sur des unités de compte (UC) ?

Tout à fait. Cela implique de reconsidérer l’approche de l’assurance vie : à l’intérieur d’un patrimoine étudié dans sa globalité, l’assurance vie est une solution pour investir sur une grande variété d’actifs, utiles dans une période de taux d’intérêt bas.
Ainsi, sur nos contrats patrimoniaux, nous conseillons à nos assurés de se porter davantage sur les UC, en respectant leur besoin et leur horizon d’investissement. Pour cela, nous les accompagnons dans leur réallocation en mettant à leur disposition une gamme très large d’UC, ainsi que différents modes de gestion : conseillée, sous mandat ou libre. Certes, le risque est plus important à court terme, mais le potentiel de performance à moyen-long terme est meilleur, et, dans ce cas, nous pouvons proposer sous condition un rendement bonifié sur le fonds en euros en 2017.

- Le fonds Euro-croissance constitue-t-il aussi une solution ?

Il fait partie des solutions de diversification. Mais avec le niveau actuel des taux, il devient difficile de garantir le capital à 100%. En souscrivant aujourd’hui un fonds Euro-croissance, l’épargnant accepte donc de prendre un risque avec, en retour, une espérance de gain plus importante que sur le fonds en euros.

- Que comprend l’article 49 (ex article 21 bis) de la loi Sapin 2 ?

L’objectif de l’article est de protéger l’ensemble des assurés dans des périodes exceptionnelles. Il donne au Haut conseil de stabilité financière (HCSF) la possibilité d’intervenir sur la rémunération maximale des fonds en euros pour favoriser la constitution de réserves permettant de rémunérer les clients dans des périodes difficiles. Mais surtout, cet article autorise le HCSF à retarder ou limiter les retraits, arbitrages et avances sur les contrats d’assurance vie de toutes les compagnies, et ce, pendant trois mois renouvelables une fois. Cependant, cette mesure n’est qu’une extension des pouvoirs par rapport à ce que prévoit déjà le Code monétaire et financier. En outre, elle ne sera activée qu’en cas de "menace grave et caractérisée du système financier", tel un krach obligataire provoqué par une brutale remontée des taux longs.

Pour en savoir plus sur l’offre en assurance vie de Crédit Agricole Banque Privée