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Des pistes pour optimiser l’impôt sur le revenu

02 sep
Des pistes pour optimiser l'impôt sur le revenu
Fiscalité

il y a 3 mois

Différentes solutions existent en fonction du profil, de l’objectif et de l’horizon d’investissement des clients. Barbara Teirlynck, conseillère Banque Privée à Amiens au Crédit Agricole Brie Picardie, expose certaines d’entre elles.

Les solutions qui permettent, sous certaines conditions, d’optimiser son impôt sur le revenu (IR) sont nombreuses : immobilier, petites et moyennes entreprises, préparation à la retraite…
"Nous sensibilisons nos clients à l’occasion d’une étude patrimoniale, d’événements dans leur vie (enfants qui quittent le domicile, par exemple, entraînant une perte de parts fiscales), ou en fin d’année pour anticiper sur la prochaine imposition, indique Barbara Teirlynck. La question est de savoir s’ils souhaitent investir davantage ou seulement optimiser leur IR."
Il s’agit de proposer des pistes (en tenant compte du plafond global des niches fiscales de 10 000 euros en 2016) en fonction de l’objectif, de l’horizon de placement et du profil de l’investisseur. Et pour en bénéficier sur sa déclaration 2016, toute opération doit être réalisée avant le 31 décembre. "Il faut y penser le plus tôt possible pour mettre en place la solution adéquate", conseille Barbara Teirlynck. Notamment quand il s’agit de l’acquisition d’un bien immobilier financé par emprunt.
Apprécié des Français, l’immobilier offre de nombreuses opportunités.
Les investisseurs qui ne souhaitent pas gérer eux-mêmes un bien immobilier et ont un profil plutôt prudent opteront pour la pierre-papier, comme les SCPI* fiscales. “Celles-ci vous font bénéficier, entre autres, des régimes Malraux ou des déficits fonciers”, explique Barbara Teirlynck. Accessibles à partir de quelques milliers d’euros, elles offrent un avantage fiscal dès la souscription. Mais leur atout principal reste la possibilité d’adapter, chaque année, les montants investis à vos besoins. Surtout, les parts de SCPI sont transmissibles.
À l’inverse, certains choisiront l’immobilier en direct comme l’achat d’un logement ancien à rénover. Les dépenses de travaux dans un bien locatif permettent de créer un déficit foncier imputable sur votre revenu global l’année de leur réalisation. L’accès au dispositif Malraux permet également une réduction d’impôt de 22 à 30% des dépenses engagées dans la limite de 100 000 euros par an. En contrepartie, le bien doit être loué au moins 9 ans.
Pour les investisseurs qui souhaitent investir une partie de leur épargne dans l’économie réelle, et prendre davantage de risques car le capital n’est pas garanti,"des solutions combinant optimisation fiscale et financement des PME existent", déclare Barbara Teirlynck.
En souscrivant à un FIP (Fonds d’Investissement de Proximité), vous participez au développement économique régional à travers des prises de participations dans des PME non cotées. Le fonds doit être investi dans des PME en croissance, avec un historique de rentabilité, un management éprouvé et situées dans 4 régions limitrophes.
En contrepartie, le FIP ouvre droit à une réduction d’IR de 18% de la somme engagée dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule (24 000 euros pour les contribuables mariés ou pacsés). Soit une réduction de 2 160 euros (4 320 euros pour deux) qui s’applique à l’impôt de l’année de souscription et est acquise sous réserve de garder au moins 5 ans les parts de FIP. Cela vaut aussi pour les FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation), des fonds composés pour 70 % au moins de sociétés innovantes, cotées ou non. Le solde est investi en valeurs mobilières (actions, obligations, Sicav…).
Enfin, pour se constituer un complément de revenu pour leur retraite, Barbara Teirlynck conseille à ses clients éligibles de souscrire au dispositif d’épargne salariale mis en place par leur employeur comme le PERCO (Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif). Les versements issus de la participation et de l’intéressement, du compte épargne temps ou des jours de congé non pris sont en effet exonérés d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux).
D’autres solutions comme le PERP (Plan d’Épargne Retraite Populaire) ou le contrat retraite Madelin sont assortis d’avantages fiscaux en phase de constitution d’épargne. Les cotisations versées sur le PERP, qui est ouvert à tous, sont déductibles des revenus dans un montant limité. De même, le Madelin, réservé quant à lui aux travailleurs non-salariés, permet de déduire de sa rémunération ou bénéfice industriel commercial (BIC) ou non (BNC), les cotisations versées dans la limite d’un plafond. Mais attention, le capital est bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels de déblocage anticipé) et l’avantage à l’entrée est en partie atténué à la sortie puisque la rente ou le capital versés sur un PERP (rente pour le Madelin) sont imposés.
Quelle que soit la solution envisagée, votre conseiller vous accompagne afin de définir ensemble la stratégie patrimoniale la mieux adaptée à votre projet de vie tant personnel que professionnel.

*SCPI : Sociétés Civiles de Placement Immobilier

Emploi à domicile : les aides fiscales

Femme de ménage, baby-sitter… les particuliers qui emploient un salarié à domicile ou qui ont recours à un organisme de services à la personne peuvent bénéficier d’un avantage fiscal. Il prend la forme d’un crédit d’impôt ou d’une réduction d’impôt, dont le montant est égal à 50% des dépenses supportées dans l’année dans la limite de 12 000 euros, soit un avantage fiscal maximal de 6 000 euros par an.
Ce plafond est majoré de 1 500 euros par enfant à charge, par membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans ou par ascendant de plus de 65 ans et bénéficiaire de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), dans la limite de 15 000 euros.