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L’assurance vie facilite l’accès à l’immobilier

14 juin
Immobilier

il y a 5 mois

Ce sont les deux placements préférés des Français. Sophian Berchid, Chargé d’Affaires banque privée au Crédit Agricole Charente Périgord, expose les avantages à combiner les deux.

À quoi attribuez-vous l’engouement pour la pierre-papier dans les contrats d’assurance vie ?

Depuis plusieurs années, le taux de rendement des supports en euros sur le marché français ne cesse de s’éroder, s’établissant à 2,30% en moyenne en 2015(1).
Dès lors, les épargnants sont à la recherche d’alternatives pour diversifier leur placement et dynamiser la performance de leur contrat. Parmi elles, l’immobilier avec des supports en unités de compte (UC), à savoir les OPCI (organismes de placement collectif en immobilier) et les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier).

Quels sont les avantages de ces UC ?

L’accès à l’immobilier est facilité puisque quelques dizaines ou centaines d’euros peuvent suffire pour acquérir des parts.
Mais le principal avantage porte sur la fiscalité puisque ce n’est pas celle des revenus fonciers, des plus-values immobilières ou des capitaux mobiliers qui s’applique mais celle (plus spécifique) de l’assurance vie tant au niveau des revenus qu’en matière de transmission. Pour en bénéficier pleinement, il est conseillé de rester investi au moins 8 ans.
Les rachats sont aussi plus faciles car l’épargnant peut les organiser comme il l’entend (libres ou programmés, au rythme qu’il le souhaite). Enfin, le délai de jouissance, c’est-à-dire la perception des premiers revenus, est immédiate.

Que peut-on dire de leur rendement ?

Les SCPI ont offert un taux de distribution moyen de 4,85% en 2015 et les OPCI un rendement courant de 3,10%(2). À noter que les revenus trimestriels sont versés sur le fonds en euros et sont ainsi sécurisés. Ce qui répond à l’objectif de générer un complément de revenu notamment pour financer sa retraite.
Mais attention, ces UC sont soumises aux variations des marchés immobiliers et financiers et le capital n’est pas garanti. Quant au risque de liquidité, il est à considérer notamment au moment des rachats. Cependant, il est plus facile de revendre ses parts souscrites dans un contrat d’assurance vie (l’assureur a deux mois pour verser les fonds) qu’acquises en direct. Il est aussi possible de plafonner la part de SCPI dans un contrat afin de limiter ce risque.
C’est pour cela que 10% de l’actif des OPCI sont investis sur des supports liquides. Enfin, il faut prendre en compte en amont les frais (d’acquisition, de gestion…), supérieurs pour une SCPI, qui peuvent amputer le rendement.

Faut-il privilégier les OPCI ou les SCPI ?

Leur fonctionnement converge dans un contrat d’assurance vie.
Par ailleurs, ces UC sont plutôt complémentaires : horizon d’investissement de long terme pour les SCPI, afin d’amortir les frais à l’achat de l’ordre de 8% et 7,25% HT de frais de gestion, contre un horizon plus court pour les OPCI.
Cela étant, le choix de l’investisseur dépend aussi de son degré d’appétence pour le marché de la pierre, de sa situation patrimoniale actuelle et de ses objectifs.

Pour connaitre l’offre du Crédit Agricole, rendez-vous sur :
https://www.credit-agricole.fr/banque-privee/epargne/faire-fructifier-mon-capital/diversifier-dans-la-pierre-papier.html


(1) Les Echos, N°. 22128 - Supplément, vendredi 12 février 2016.
(2) Les performances passées ne préjugent pas des rendements futurs.