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Investir dans les PME de demain

30 mar
Investir dans les PME de demain
Investissement

il y a 4 mois

Participer au financement des start up en entrant directement ou indirectement à leur capital permet de contribuer au développement du tissu économique. Bertrand Miserey, Responsable des Marchés de l’innovation de CA Indosuez Wealth Management, et Bruno Ducastel, Directeur Adjoint des Relations Distributeurs banques et assurances chez Amundi Private Equity Funds, vous expliquent comment faire.

En France, 2 500 à 3 000 start up se créent par an. "Au Village By CA", les 90 start up hébergées ont entre 6 mois et 3 ans d’existence.
Elles proposent au consommateur ou à l’utilisateur final une innovation en rupture avec ce qui existe sur le marché, indique Bertrand Miserey. "Elles ont toutes un socle technologique car elles s’approprient les nouveaux codes du commerce et concernent tous types de secteur."
"Cette phase de création ou de développement est très consommatrice en capitaux pour les start up, note Bruno Ducastel. Elles sont donc à la recherche d’investisseurs pour les accompagner dans la concrétisation de leur projet."

Financer des start up, c’est contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois des régions. Il est possible d’investir en direct (au sein d’un PEA ou PEA-PME), en participant à une levée de fonds ou une augmentation de capital. La difficulté est de trouver la "PME de demain".
"Nous avons identifié des clients (eux-mêmes parfois chefs d’entreprise) intéressés par ce type de placement et notre proximité avec le Village by CA nous confère une visibilité sur les sociétés en recherche d’investisseurs, déclare Bertrand Miserey. Nous organisons alors une mise en relation entre les deux parties." Au-delà d’un engagement numéraire, il s’agit aussi d’un investissement en temps et en relation.
Les clients sont acteurs de l’investissement et mettent à disposition de la start up un écosystème qui leur est propre en ouvrant leur réseau. Mais avant de franchir le pas, il convient de comprendre le projet et le produit ou service sur lequel on investit. Surtout, "il faut être en phase avec l’équipe qui le porte car c’est avant tout une relation humaine et de confiance indispensable à sa réussite", précise Bertrand Miserey. Et ainsi participer à une aventure commune.
Autre solution : souscrire des parts de Fonds d’Investissement de Proximité (FIP).

Depuis 2016, l’actif d’un FIP doit être composé en principe d’un minimum de 70% de titres de PME éligibles de moins de 7 ans, le solde étant constitué d’autres instruments financiers.

"Les PME doivent exercer leur activité principale ou avoir leur siège social situé dans quatre régions limitrophes", rappelle Bruno Ducastel. La majorité des FIP est investie sur l’axe Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Paca, car "ce territoire" est le plus riche en termes d’offres en France." Le choix étant vaste, la sélection est rigoureuse.

Un premier choix s’effectue sur la base de critères économiques, de typologie de marché, de qualité de management (capacité à porter des projets, vision à moyen-long terme de l’entreprise...). "Dans un second temps, lorsque nous exprimons une marque d’intérêt pour une cible, un audit comptable, financier et fiscal est effectué afin d’en faire la meilleure évaluation possible", explique Bruno Ducastel.
À condition de conserver son investissement pendant au moins 5 ans, investir en direct ou via des FIP ouvre droit, selon les cas, à une réduction d’impôt sur la fortune (ISF) et/ou une réduction d’impôt sur le revenu (IR).

Le taux de réduction d’ISF est fixé à 50% du montant des versements (pour les investissements en direct) ou de la quote–part investie en PME éligibles (pour les FIP). La réduction est plafonnée à 45 000 euros pour un investissement en direct, contre 18 000 euros pour un FIP. Quant à l’IR, dans le cas d’un placement en direct, la réduction est de 18% de la somme engagée dans la limite de 9 000 euros pour une personne seule (18 000 euros pour les contribuables mariés ou pacsés). Pour un FIP, elle est de 18% du montant investi, plafonnée à 12 000 euros pour un célibataire (24 000 euros pour un couple). Soit une réduction de 2 160 euros pour un célibataire (4 320 euros pour un couple) à prendre en compte dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 euros en 2017. Cette réduction s’applique à l’impôt de l’année de souscription. À la sortie, il n’y a pas d’impôt sur les plus-values (mais les prélèvements sociaux sont dus). En contrepartie, le capital n’est pas garanti et ces placements comportent un risque d’illiquidité et de perte en capital. Dès lors, investir au capital des start up constitue une solution de diversification qui s’inscrit dans une approche globale de gestion du patrimoine à moyen-long terme. Il est donc conseillé d’y consacrer entre 5% et 10% de ses actifs et d’en confier la sélection à des professionnels.

*Pour en savoir plus sur le Village by CA, pépinière de start up : www.levillagebyca.com

Retrouvez le témoignage de Zouheir Guédri de la start up Data&Data.