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Le magazine de la Banque Privée du Crédit Agricole

Un contexte paradoxal

04 sep
Investissement

Septembre 2014

La croissance mondiale montre des signes d’accélération en 2014, mais cette impulsion se révèle moins forte qu’attendue, tant aux États-Unis après un 1er trimestre décevant, qu’en Europe, où la sortie de crise s’avère lente et en ordre dispersé. Ces deux zones ont en commun un niveau d’investissement toujours faible en comparaison avec la situation d’avant-crise. C’est pourquoi l’ensemble des analystes et des institutions comme le FMI ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2014.

Le paradoxe est que ce contexte en demi-teinte a été favorable pour les marchés jusqu’à cet été, ceci en raison des politiques monétaires accommodantes qui continuent de s’imposer. La politique de taux bas et d’injection de liquidités de la BCE a entretenu la hausse simultanée des actions et des obligations jusqu’en juin. Cette hausse des marchés s’est aussi traduite par une recherche de rendement se déplaçant vers des actifs plus risqués comme la dette à haut rendement.

Toutefois, les valorisations plus élevées, le retour des risques géopolitiques et les signaux macroéconomiques mitigés ont conduit les investisseurs à plus de sélectivité sur fond de volatilité accrue en phase de publication de résultats. Le mois de juillet s’est ainsi caractérisé par une consolidation des marchés actions en Europe et par une surperformance des États-Unis et des marchés émergents.

Dans ce contexte, la stratégie de gestion conduite dans les mandats diversifiés a consisté à privilégier un allègement des positions obligataires devenues chères et à renforcer l’exposition aux marchés actions des pays émergents offrant un potentiel de valorisation plus important.