Retour au site Crédit Agricole
Blog / ARGENT

Vous cherchez des informations pour mieux gérer votre budget, des astuces pour faire des économies ou simplement des explications simples et pratiques ? Ce blog est fait pour vous !

Le financement participatif se développe sur Internet

26 avr
ARGENT

Avril 2011

Apparus il y a environ deux ans en France, les sites de financement participatif se multiplient.

Intermédiaires entre des internautes investisseurs et des porteurs de projets à la recherche de fonds, ils proposent une alternative aux prêts bancaires. Mais la prudence est de mise…

Obtenir un prêt pour financer un projet auprès de sa banque n’est pas toujours aisé. Le financement participatif constitue alors une alternative pour tous ceux qui ont un projet ou, inversement, qui souhaitent investir leur argent. Le principe est relativement simple : l’emprunteur présente son projet sur Internet et n’importe qui peut contribuer à son financement en prêtant une partie de la somme. Les choses se compliquent en revanche sur la rémunération des montants prêtés. Certains sites appliquent en effet un système assez similaire à celui des banques. D’autres relèvent plus de la spéculation boursière, la récupération de la mise n’étant même pas garantie.

Comment ça marche ?

Le financement participatif s’applique surtout aux projets « séduisants ». En d’autres termes, l’emprunteur doit présenter une idée dans laquelle les internautes ont envie d’investir. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que les initiatives culturelles soient les premières à s’appuyer sur ce système. Cinéma, musique, édition, presse… les sites faisant appel aux fans pour financer le film de leur réalisateur ou de leur groupe préféré, le lancement du livre de leur écrivain favori, etc. pullulent sur Internet. Il ne s’agit pas de prêt dans ce cas précis, mais plutôt d’un investissement à risque, l’internaute n’étant pas sûr de récupérer ses fonds. Mais si le film, le disque ou le livre rencontre un fort succès, il peut gagner gros !

Le financement participatif de projets d’entrepreneurs à la recherche de fonds pour démarrer leur activité s’apparente plus au système classique des banques : taux fixe appliqué au crédit de l’emprunteur et à la rémunération du préteur.

Enfin, nul besoin d’être riche pour financer un projet. Si les montants varient d’un site à l’autre, certains projets acceptent des participations à partir de 2 ou 3 euros.

La prudence est de mise

Dans tous les cas de figure, il faut s’assurer de la fiabilité du site avant d’investir. Le système de financement participatif n’est apparu en France qu’il y a deux ans environ, mais il compte déjà quelques « arnaques ». Outre les initiatives purement malveillantes, certains sites ont simplement fait faillite, incapables de rembourser les internautes. Enfin, si investir 4 euros dans le film de son réalisateur préféré relève plus de l’acte de foi que de l’investissement, il faut être très prudent dès lors que l’objectif est de placer de l’argent. Dans ce cadre, il convient de vérifier les antécédents du site, en regardant notamment les projets qu’il a déjà contribué à financer, et de s’assurer de la capacité de l’emprunteur à rembourser. Aussi séduisant soit-il, un projet n’est pas forcément rentable. L’emprunteur doit apporter des garanties. Et, pour ces mêmes raisons, il est préférable de ne pas s’aventurer à emprunter de l’argent quand on n’est pas sûr de pouvoir rembourser, le rôle de garde-fou joué par les banques et la législation disparaissant avec le financement participatif.


© Uni éditions – Marie Varandat – avril 2011