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Aider ses parents, comment anticiper ?

20 sep
Aider ses parents, comment anticiper ?
EPARGNE

Septembre 2014

Avec l’avancée en âge des parents, un problème de santé ou une gêne liée à une perte d’autonomie peut survenir, et le quotidien de son entourage s’en trouve bouleversé. Ce phénomène touche 4 millions de français en situation d’aidant familial, et peut avoir des répercussions financières pour les parents comme pour leurs enfants. Quelles sont alors les solutions pour subvenir aux besoins d’accompagnement de ses parents vieillissants ? Les réponses de Catherine Chamroux, Chef de Produits à Crédit Agricole PREDICA.

Est-il courant d’apporter un soutien financier à ses parents âgés ?

Bonne nouvelle, nous vivons mieux et plus longtemps ; il est donc courant d’apporter une aide quotidienne à ses parents vieillissants. Ce soutien est familial, moral ou financier. L’aide financière est nécessaire lorsque la retraite ne suffit plus à couvrir les frais liés à la dépendance. Lorsque le proche en situation de perte d’autonomie n’est pas éligible aux aides publiques, ce sont les enfants qui doivent prendre en charge la dépendance parentale, tant pour l’organisation du quotidien que pour le financement des coûts non couverts.

Ce soutien familial et financier des parents âgés est-il anticipé ?

Pour la majorité des Français, vivre en bonne santé est une préoccupation majeure, mais la dépendance est une éventualité parfois difficile à évoquer ou anticiper avec la famille. Du côté financier, le budget lié à une perte d’autonomie reste flou pour la majorité des Français, en raison de la complexité des aides à l’autonomie et de la prise en charge des frais de santé par le système de santé national.
Habitués à être pris en charge pour les dépenses de santé, les Français comptent encore sur les aides publiques en cas de perte d’autonomie. Cependant, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui permet de faire face aux dépenses liées à la dépendance, n’est attribuée que sous certaines conditions de ressources et de perte d’autonomie. Il y a donc un besoin d’information pour prévoir un budget en cas de dépendance et pour trouver les bons mots pour en parler avec son entourage.

Si rien n’a été prévu par les parents âgés, que se passe-t-il ?

Lorsque la dépendance survient, les frais liés à l’aide quotidienne de professionnels s’accumulent. Par exemple : une aide à domicile coûte entre 15 et 30 € de l’heure, l’aménagement d’une salle de bain varie entre 3 000 € et 5 000 €…. Et le budget d’une maison de retraite varie entre 1 500 € par mois en milieu rural et 2 700 € par mois dans les grandes villes.
Ces coûts peuvent être financés en partie par une épargne personnelle disponible sur un livret d’épargne ou un contrat d’assurance vie. Lorsque cette épargne n’existe pas ou ne peut être utilisée à cet effet, l’assurance dépendance est très utile pour financer ces frais et ne pas détériorer son patrimoine.

Dans tous les cas, les enfants ont une obligation alimentaire envers leurs parents : sauf cas exceptionnels, ils doivent subvenir à leurs besoins. À défaut, la loi prévoit que les aides publiques versées pour le maintien à domicile ou l’hébergement en établissement pour personnes âgées dépendantes sont récupérables sur l’actif net de la succession. Il est donc essentiel d’anticiper et de prévoir une solution afin de ne pas être une charge pour ses proches.

Quand faut-il y penser et comment anticiper ?

Il est conseillé de souscrire tôt à une assurance dépendance, c’est-à-dire avant 50 ans, car dans ce cas il n’y a aucun questionnaire de santé à remplir. Avant le départ en retraite, il est conseillé de se questionner sur le financement d’une éventuelle perte d’autonomie. Prendre contact avec un conseiller bancaire vous aidera à simuler le budget nécessaire en cas de maintien à domicile ou de séjour en maison de retraite, et à prévoir les solutions bancaires ou d’assurance les plus adaptées à chaque situation. Ce bilan avec un conseiller bancaire permettra d’envisager une solution et d’en parler avec les enfants, car souvent ce sont eux qui prennent à leur charge le coût de cette assurance.

Pour en savoir plus :

MIG/Uni-éditions – octobre 2014