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Assurance vie : comment ça marche ?

01 mar
Assurance vie : comment ça marche ?
EPARGNE

Mars 2013

À côté du livret A dont la rémunération vient d’être abaissée, l’assurance vie fait partie des placements préférés des épargnants. Valoriser un capital, compléter ses revenus à la retraite, transmettre un patrimoine... ses atouts sont nombreux. Sans compter une fiscalité qui reste préservée.

Alors que la rémunération du livret A est passée de 2,25 % à 1,75 % depuis le 1er février, l’assurance-vie devient très attractive à moyen terme. En effet, elle offre une rémunération plus élevée, tout en permettant d’épargner à son rythme et de pouvoir effectuer des rachats, le cas échéant. Pour que l’assurance vie se révèle avantageuse, il faut cependant l’envisager sur le moyen/long terme. Il existe deux types de contrat : les contrats en euros et les contrats en unités de compte (UC). Un choix qui dépend de vos objectifs.

Contrats en euros ou contrats en unités de compte ?

Avec un contrat en euros, le capital déposé sur le contrat est principalement investi sur des obligations. Il est garanti, de même que les intérêts capitalisés chaque année. Le risque étant nul, le rendement s’établit autour de 3 % cette année. Les contrats en UC fonctionnent différemment. Le capital placé sur des produits financiers (sicav, FCP ou actions) n’est pas garanti et subit les à-coups des marchés financiers. Pour panacher le risque, la plupart des contrats aujourd’hui proposés sont multisupports et mixent fonds euros et UC. Si vous débutez et que vous craignez de faire les mauvais choix, optez pour une gestion profilée. Dans ce cas, ce n’est pas vous qui faites le choix des fonds que vous logez dans votre contrat mais le gestionnaire. Un profil prudent est surtout composé d’obligations ou de fonds en euros et comporte au maximum 20% d’actions. Un profil équilibré peut comporter jusqu’à 50 % d’actions et enfin, une gestion dynamique jusqu’à 100%.

Sortie en capital ou en rente ?

Au terme du contrat d’assurance vie, vous avez la possibilité de sortir votre capital augmenté des intérêts en totalité ou partiellement, via notamment des rachats programmés. Une bonne solution pour étoffer vos revenus lorsque vous serez à la retraite. Vous pouvez aussi décider convertir votre capital en rente viagère. Dans ce cas, vous « abandonnez » votre épargne au profit de l’assureur. En contrepartie, il s’engage à vous verser une rente jusqu’à votre décès. Vous êtes donc assuré de percevoir un complément de revenu jusqu’à la fin de votre vie, revalorisé chaque année en fonction des bénéfices financiers et ce, sans aucun souci de gestion. Attention : une fois votre décision prise, impossible de revenir en arrière. Cette seconde option ne vous permet pas non plus de faire bénéficier vos héritiers de la clause bénéficiaire, sauf si vous y incluez une clause de réversibilité.

Une fiscalité qui reste préservée

Les avantages fiscaux associés à l’assurance vie n’ont pas été remis en cause par la loi de finances pour 2013. L’assurance vie n’est imposée sur le revenu que lorsqu’il y a retrait. De même, en cas de rachat partiel, la fiscalité ne touche que les intérêts de la somme retirée, pas le capital. À chaque rachat, vous disposez de deux options, soit l’imposition sur les revenus selon le barème progressif de l’impôt, soit le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) dont le barème varie en fonction de la durée de détention de votre contrat. Jusqu’à 4 ans de détention, le taux est dissuasif puisque fixé à 35 %. Ensuite, il est ramené à 15 % entre 4 et 8 ans et tombe à 7,5 % au-delà d’une détention de 8 ans. Mais sachez que vous bénéficiez d’un abattement de 4 600 € si vous êtes célibataire ou 9 600 € si vous êtes un couple. Et puis, si vous cherchez plutôt à transmettre un capital à un enfant ou autre, sachez que celui-ci sera exonéré d’impôt à hauteur de 152 500 €. Autant dire que l’assurance vie conserve de sacrés atouts.

Une réforme annoncée

Cependant, un rapport sur l’épargne financière commandé par le gouvernement pourrait déboucher sur une réforme de l’assurance vie dans le sens d’une détention plus longue et d’une fiscalité plus favorable aux unités de compte. Si elle voit le jour, ce ne serait pas avant la prochaine loi de finances, à l’automne 2013.

Plus d’infos

Service public – assurance vie


© Uni éditions – MIG – Mars 2013