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Investir dans l’économie réelle, c’est possible

03 mar
Investir dans l'économie réelle, c'est possible
EPARGNE

Mars 2015

Pour accompagner le développement des petites et moyennes entreprises françaises, il est possible d’investir dans des PME cotées ou non cotées. L’investissement dans les sociétés non cotées permet d’éviter la volatilité des marchés financiers, cependant, le risque reste très élevé et la liquidité très faible. Il faut donc privilégier des placements à long terme, panacher entre coté et non coté ou opter pour un livret sociétaire proposé par les banques mutualistes.

Vous souhaitez aider une PME près de chez vous ou participer au financement de l’entreprise d’un de vos amis ? Plusieurs outils permettent d’épargner pour participer au développement réel de l’économie.

Le FIP pour la proximité

Le Fonds d’Investissement de Proximité (FIP), vous permet d’investir dans la croissance de PME de votre région. Au moins 70% de votre actif est ainsi placé dans des entreprises non cotées appartenant à 4 régions limitrophes, le solde étant placé librement. Les sociétés financées n’étant pas cotées, il existe un risque de liquidité, pouvant rendre plus compliquée une éventuelle sortie du fonds avant son échéance. Par ailleurs, le capital n’étant pas garanti, privilégiez, pour ce produit, un placement pour au moins 7 ans.

Pour compenser cette prise de risque, investir dans un FIP vous permet de réduire de votre impôt sur le revenu 18% du montant placé dans le fonds (hors droits d’entrée), limité à 12000 euros pour une personne seule et 24000 euros pour un couple. Par ailleurs, vous êtes exonéré de l’impôt sur les plus-values, après 5 ans de détention, mais pas des prélèvements sociaux (aujourd’hui à 15,5%).

À noter
Si vous êtes un épargnant assujetti à l’ISF, l’investissement vous permet une réduction d’impôt annuelle pouvant aller jusqu’à 18000 euros. Cette réduction est soumise à certaines conditions de détention et d’investissement du FIP.

Le PEA-PME pour panacher les risques

Le PEA-PME a vu le jour début 2014. Ce placement vous permet d’investir dans le capital de PME, cotées ou non. Les entreprises ciblées doivent répondre à des critères d’effectif et de chiffre d’affaires bien précis et le plafond d’investissement est limité à 75000 euros. Ce produit est d’ailleurs cumulable avec un PEA classique, lui même plafonné à 150.000 euros.

En échange du risque lié à l’investissement dans des PME, un avantage fiscal identique au PEA est proposé. Ainsi vous pouvez bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values à partir de 5 ans de détention mais pas des prélèvements sociaux (15,5%).

Ce produit est un bon moyen de diversifier vos placements en investissant dans le financement des entreprises et donc de l’économie. Cependant, pour les investissements dans des entreprises non cotées, le niveau de risque reste élevé et la liquidité relativement faible. Il est donc préférable de panacher son PEA-PME avec des sociétés cotées et d’autres non cotées.

Le livret sociétaire pour sa liquidité

Les banques mutualistes proposent des livrets "sociétaires", réservés aux clients de leur réseau. Les fonds ainsi collectés permettent de soutenir des projets régionaux liés à la caisse de souscription. Le principe est alors de "cofinancer" avec votre caisse régionale une nouvelle entreprise locale participant ainsi au développement de la région. La durée d’investissement doit donc être d’au moins 5 ans pour permettre un véritable plan de développement.

L’avantage de ce produit réside dans la possibilité d’alimenter à votre rythme le livret tout en ayant une épargne disponible, dans la limite d’un plafond fixé par votre banque. Par ailleurs, comme tout livret d’épargne, le capital reste garanti et vous procure des intérêts versés à la fin de chaque année. Ces intérêts sont soumis au barème de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 15,5%.


Source : Destination Epargne Le Figaro