Retour au site Crédit Agricole
Blog / EPARGNE

Vous cherchez des informations pour mieux gérer votre budget, des astuces pour faire des économies ou simplement des explications simples et pratiques ? Ce blog est fait pour vous !

Pierre papier : 8 points à connaître avant de se lancer

24 mar
Pierre papier : 8 points à connaître avant de se lancer
EPARGNE

24 mars

Investir dans l’immobilier avec quelques centaines d’euros seulement… ? C’est possible, à condition de se tourner vers les parts de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). Ce type de placement, dit en « pierre papier », offre de bons rendements et constitue donc une alternative intéressante aux autres produits d’épargne. Décryptage.

Les sociétés qui gèrent des SCPI collectent l’épargne des particuliers pour acquérir et gérer un patrimoine immobilier locatif à haut potentiel de rendement. Les SCPI peuvent ainsi être tournées vers des immeubles de bureaux de grande taille, des centres commerciaux, des murs de boutiques, des locaux de santé, etc.

Un placement spécifique

Ces actifs sont la propriété de la communauté d’investisseurs : à ce titre, ces derniers perçoivent des loyers, au prorata de leurs parts. Ces actifs sont également réglementés : ils font l’objet d’un suivi de la part de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Une mutualisation des risques

Pour diversifier au maximum leur patrimoine et écarter les risques de moins-values et d’impayés, les SCPI acquièrent des immeubles un peu partout en France, voire en Europe, et sélectionnent des profils variés de locataires (sociétés de services, chaînes de magasin, hypermarchés…) pour minorer autant que possible les risques d’impayés.

Le cas échéant, ces risques sont dilués dans la communauté des épargnants, donc beaucoup plus faibles qu’avec un bien immobilier détenu en direct, pour lequel il n’y a plus aucun rendement si le locataire ne paie pas !

Une gestion déléguée

Opter pour le placement pierre papier permet aussi d’être totalement déchargé de la gestion d’un bien (recherche d’un locataire, formalités liées à la conclusion d’un bail, travaux à réaliser…) puisque celle-ci est réalisée par des professionnels.

Cela permet aussi d’échapper aux frais d’acquisition (droits d’enregistrement…), aux impôts fonciers, aux tracasseries d’une revente, ainsi qu’aux frais de gestion locative lorsque l’on délègue cette tâche à un professionnel.

Un rendement intéressant

Depuis quelques années, le rendement des SCPI affiche un taux intéressant pour celles qui sont par exemple majoritairement investies dans des immeubles constituant les sièges sociaux des entreprises ou dans des immeubles de bureaux, voire très intéressant pour celles qui se concentrent sur de l’immobilier commercial (galeries marchandes, murs de boutique…) ou des marchés spécifiques comme celui de la santé (crèches, établissements médicalisés pour personnes âgées…).

Ces revenus fonciers ne sont toutefois pas garantis : ils dépendent de la qualité des actifs sélectionnés, des potentiels de plus-values des immeubles à long terme, de la stabilité des « locataires », des baux négociés et enfin, il ne faut pas l’oublier, de la conjoncture économique…

Un placement de long terme

Comme pour de l’immobilier détenu en direct, les parts de SCPI ne sont pas forcément « liquides » : si les SCPI à capital variable sont relativement faciles d’accès, celles à capital fixe ne s’acquièrent que lors d’une augmentation de capital ou lorsque des détenteurs cèdent leurs parts (on parle de « marché secondaire »).

Quant aux SCPI d’habitation (majoritairement appelées « SCPI fiscales ») qui détiennent un patrimoine locatif à destination des particuliers et qui permettent de bénéficier éventuellement d’une réduction d’impôt, elles obligent l’épargnant à les conserver un certain nombre d’années (9 ans ou plus selon les cas).

Un capital non garanti

La valeur des parts de SCPI n’est jamais garantie : il est donc essentiel de s’assurer de la qualité de l’intermédiaire qui les commercialise (banque, conseiller de gestion en patrimoine…).

Des frais à ne pas négliger

Comme pour un grand nombre de supports, les parts de SCPI sont soumises à des frais de souscription et à des frais de cession (souvent payés par l’acquéreur). Sans oublier la commission de gestion annuelle prélevée sur les revenus locatifs encaissés… De fait, les SCPI constituent un placement de long terme qui ne doit s’envisager que dans le cadre d’une stratégie de diversification de patrimoine.

La possibilité de l’assurance vie

Les parts de SCPI, et c’est un avantage, peuvent être glissées dans un contrat d’assurance vie : cela permet de bénéficier en plus de la fiscalité avantageuse de cette enveloppe de placement.

Uni-éditions – avril 2016