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Blog / LOGEMENT

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Jardins en ville : l’art d’utiliser tous les espaces

16 mai
LOGEMENT

Mai 2011

Sur les toits, les murs, les terrasses, les balcons, dans les cours, jardiner en ville constitue une façon originale et créative de récupérer tous les espaces. Bien aménagés, ces jardins urbains font office de lieux de détente… et de rencontre quand ils sont partagés.

Jardiner en ville

En se promenant dans les rues des grandes villes, on découvre de plus en plus de façades foisonnant de verdure, de toits d’immeubles surmontés de végétation, d’échappées vertes... En dehors des amoureux des balcons fleuris, ces démarches montrent que la nature prend pied dans l’architecture urbaine et que le jardinage n’est pas forcément un privilège réservé à ceux qui vivent à la campagne. Les citadins en sont de plus en plus friands. Après le stress de la semaine, ils sont nombreux à cultiver leur parcelle et à adhérer à des jardins participatifs quand leur logement ne s’y prête pas.

Récupérer tous les espaces

En ville l’espace est compté. Aussi, depuis quelque temps, on voit apparaître des jardins sur les toits des immeubles pour profiter d’un espace additionnel. On peut y cultiver des légumes ou y faire pousser des fleurs qui embelliront, à coup sûr, la propriété. En prime, les toitures végétalisées font partie de la « panoplie » des solutions qui œuvrent en faveur du développement durable. Les études mettent en évidence son apport en régulation thermique, qui permet de diminuer la consommation d’énergie, donc de freiner l’effet de serre. On constate aussi une amélioration du confort en été, ce qui participe à la limitation des variations climatiques auxquelles nous sommes de plus en plus exposés. Mais attention, l’installation exige des bâtis revêtus d’un complexe d’étanchéité résistant à la pénétration des racines. L’isolant doit tenir compte des facteurs climatiques, de l’entretien et des végétaux mis en place. A ce jour, il n’existe pas de réglementation pour les « toits jardins », contrairement aux terrasses, pour lesquelles la réglementation est stricte.

Partager une passion

Les jardins partagés sont apparus récemment dans le paysage francilien. Il ne faut pas les confondre avec les jardins « familiaux » ou « ouvriers » dont l’objectif est permettre à des foyers modestes de cultiver une parcelle, plus ou moins loin de leur domicile. Originaire des États-Unis, le jardin partagé se définit comme un espace de proximité à l’initiative des habitants. Il peut s’installer au coin d’une rue sur une parcelle de taille très limitée. Réunis dans une association, les habitants cultivent ensemble fruits et légumes, mais pas seulement. Ces jardins jouent un rôle social important. On y cultive autant les liens avec ses voisins que des salades ou des tomates. Les jardins partagés accueillent des manifestations conviviales, repas de quartier ou troc aux plantes pour n’en citer que quelques-unes.

Un minimum de formalités

A l’instar de la ville de Paris qui a mis en place une charte baptisée « Main verte », le jardin partagé doit être maintenu en bon état et il doit privilégier une gestion écologique du site. Comme tout cadre associatif, l’association doit contracter une assurance responsabilité civile et présenter un compte rendu annuel d’activité.

Pour en savoir plus :


© Uni éditions – Marie Varandat – mai 2011