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Louer à la montagne : 5 points à vérifier

19 jan
Louer à la montagne : 5 points à vérifier
LOGEMENT

19 janvier

Pour profiter au mieux des sports d’hiver et des plaisirs de la glisse, louer en station est évidemment l’idéal. Du studio au chalet, les propositions sont extrêmement nombreuses : professionnels (appart-hôtel, chalet…) et particuliers (studio, gite…) se partagent ce marché pour lequel l’essentiel des transactions se déroule aujourd’hui sur Internet.

Des prix à géométrie variable

À la montagne, les prix grimpent fortement durant les vacances scolaires, mais de manière globale, ils varient selon le renom de la station, l’étendue du domaine skiable, l’enneigement minimum observé au cours des dernières années, la qualité des prestations de l’après-ski (piscine, patinoire…)…

Ils sont aussi fonction de l’exposition (nord/sud) du studio ou de l’appartement, de la proximité des pistes ou de la facilité à y accéder, de l’âge et donc du confort de la résidence ou du chalet (ascenseur, local à skis…), etc.

Pour une location confortable (20 m2 minimum par personne), il faut compter au moins 100€ par nuit et par personne, hors forfaits de ski et hors prestations hôtelières (petit déjeuner….) en basse saison, mais 2 à 3 fois plus lors des vacances scolaires.

Pour un chalet pouvant accueillir 6 personnes, les prix démarrent à 800 € la semaine hors périodes scolaires et hors week-ends d’affluence, toutes stations confondues, mais peuvent passer facilement la barre des 3 000 € lorsque la neige est là et que la demande est forte !

Enfin, les prix fluctuent également selon les prestations incluses avec la location : accès à certains équipements privatifs (spa, terrasse…), prise en compte de la consommation de chauffage et d’eau chaude sanitaire, de la taxe de séjour pour chaque occupant, du ménage en milieu ou en fin de séjour, du bois pour alimenter une cheminée, d’une éventuelle place de parking couvert…

Des petites annonces détaillées et commentées

Une fois ces données prises en compte, pour se décider, il faut apprécier la qualité des petites annonces en ligne. En effet, si les annonces des agences immobilières, des spécialistes de la résidence de loisirs, des locations labellisées (type « Gîtes de France ») sont en général détaillées, photos à l’appui, les annonces postées sur des sites d’annonces généralistes par les particuliers qui se lancent quelques semaines par an dans la location saisonnière, ne bénéficient d’aucun contrôle.

Pour contourner cet écueil, deux astuces : chercher les éventuels avis ou évaluations des locataires précédents et contacter impérativement le propriétaire par téléphone.

Un contrat en bonne et due forme

Pour chaque réservation en ligne, par l’intermédiaire d’une agence, d’un prestataire de loisirs ou même via les portails des grandes stations de ski, un contrat de location en bonne et due forme doit vous être expédié par lettre ou e-mail. Il doit mentionner :

  • dates et durée de la location,
  • prix et prestations comprises,
  • éventuels frais de dossier et/ou de commission,
  • horaires d’arrivée,
  • nombre maximal d’occupants,
  • montant du dépôt de garantie exigé,
  • état descriptif des lieux.

Cette obligation vaut aussi pour les locations entre particuliers. Pour acter la réservation, un professionnel peut vous demander jusqu’à 25 % du prix de la location (hors services annexes) puis le solde 30 jours avant l’arrivée : gardez cette règle en tête si vous louez à un particulier. Si vous réservez à la dernière minute, c’est-à-dire moins de 30 jours avant l’arrivée, vous serez en revanche obligé de payer l’intégralité de la location.

Les conditions d’un désistement

Les contrats de location saisonnière ne se distinguent par tous par leur clarté ! Pour certains, les 25 % à verser lors de la réservation correspondent à un acompte (si vous vous désistez, le loueur est en droit de vous réclamer l’intégralité du prix de la location, même s’il reste plus d’un mois avant la date prévue pour l’arrivée, voire des dommages et intérêts), tandis que pour d’autres, il s’agit d’arrhes (si vous vous désistez, vous les perdez, mais n’êtes pas obligé de verser l’intégralité du prix). En l’absence de précision, faites-vous confirmer ce point.

Les assurances à souscrire éventuellement

Les professionnels peuvent vous proposer une assurance annulation : ouvrez l’œil pour connaître dans le détail les modalités de prise en charge. Certains sites d’annonces de particuliers en proposent une également : il peut être intéressant d’y souscrire (comptez 5 % environ du prix de la location) si cette assurance couvre également la non-conformité du bien loué et la perte d’argent résultant d’une fraude.

Enfin, votre propre assurance habitation comprend une garantie dite de villégiature avec laquelle vous serez couvert des éventuels dommages matériels lors de votre location.

Uni-éditions - février 2016