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Blog / SANTE

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Dépendance aux réseaux sociaux

23 mar
SANTE

Mars 2012

Différentes études menées en France, aux Etats-Unis et en Allemane font état d’une addiction aux réseaux sociaux. Faut-il s’en inquiéter ? Pas forcément, mais la vigilance s’impose.

Des symptômes de manque indéniables

Si vous ne pouvez pas aller vous coucher sans passer par la case Facebook ou si ne pouvez pas passer une journée sans vérifier vos messages sur Twitter, c’est que vous êtes probablement devenu un accro des réseaux sociaux. De là à comparer cette addiction à celle d’une dépendance à la drogue, il n’y a qu’un pas, que seule l’université de Chicago (USA) a osé franchir.
Pour les spécialistes européens, qui prennent cette tendance au sérieux, le phénomène fait, dans 95% des cas, moins de dégâts que les autres addictions aux drogues légales ou non. Mais le symptôme de manque est bien présent. Une enquête menée aux Etats-Unis a révélé que 50% des Américains se passeraient plus volontiers pendant une semaine d’alcool, de caféine ou de chocolat plutôt que de leur portable. En France, une étude du Syndicat national de la communication directe révèle que 68 % de la communauté Facebook se rend sur le site au moins une fois par jour et y consacre en moyenne 52 minutes. Toutefois, le phénomène serait moins lié aux réseaux sociaux proprement dit qu’à la captation de l’écran qui ferait perdre la notion du temps et le contact avec la réalité. Il n’en reste pas moins qu’il peut entraîner des troubles psychosociaux et une dépendance psychologique, particulièrement chez les adolescents.

Des jeunes très accros

Au-delà du phénomène d’addiction, l’enquête de l’université de Columbia (USA) menée auprès de 1 000 jeunes âgés de 12 à 17 ans met en avant des risques réels : les utilisateurs réguliers seraient plus prompts à consommer de la drogue ou de l’alcool du fait de leur exposition à des photos de soirées peu reluisantes. En France, une enquête réalisée en juin 2011 par la Commission nationale informatique et liberté (CNIL), l’Union nationale des associations familiales (UNAF), Action innocence (Préserver la dignité et l’intégrité des enfants sur Internet) et la TNS Sofres démontre que plus de la moitié des jeunes entre 8 et 17 ans sont connectés. Fait d’autant plus inquiétant quand on sait qu’avoir un compte Facebook, réseau préféré des adolescents, avant 13 ans est interdit ! Ces enfants consultent leur compte tous les jours et ont en moyenne 210 amis, dont une part importante de parfaits inconnus. Enfin, une étude du ministère de la Santé allemand estime que la question de la dépendance aux réseaux sociaux est aussi importante chez les jeunes filles (77%) que chez les garçons (65%). De fait, s’il ne faut retenir qu’une chose de toutes ces enquêtes, c’est que le risque de dépendance est réel, surtout chez les jeunes. La frontière entre l’addiction et la simple consommation abusive, relativement classique chez les adolescents, étant très mince, il est essentiel pour les parents de rester vigilants.

Plus d’info

Enquête de la CNIL « L’usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans » de juin 2011 - www.jeunes.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/dossier/internet/Etude-reseaux_sociaux_2011.pdf


© Uni-éditions - mars 2012 - Marie Varandat