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Bichonner sa voiture et la dépanner

27 juil
VEHICULE

Juillet 2009

Neuve ou d’occasion, une voiture nécessite un entretien régulier. Si elle est sous garantie, c’est d’ailleurs la condition imposée par les constructeurs pour mettre celle-ci en œuvre. Sur un véhicule d’occasion, c’est le moyen de la mener le plus loin possible... en garantissant la sécurité de tous.

Afin d’obliger les automobilistes à un minimum d’attention et de bannir toute négligence, les pouvoirs publics ont rendu obligatoire un contrôle technique périodique dès le quatrième anniversaire du véhicule.

Les éléments de sécurité passés au crible

Obligatoire depuis 1992, le contrôle technique a pour but d’assainir le parc automobile français et d’éviter ainsi des accidents de la route dus au mauvais état des véhicules.
Les visites périodiques visent à vérifier le niveau de sécurité de nombreux éléments : des rendez-vous à ne pas manquer, sous peine de sanctions.

Depuis le 1er janvier 2008, de nouvelles dispositions sont entrées en vigueur, afin de renforcer ces contrôles.

Les passages obligatoires

Le premier examen doit avoir lieu dans les six mois précédant le quatrième anniversaire de la première mise en circulation de la voiture.
Ensuite, vous devez renouveler l’opération tous les deux ans.
De même, si votre auto a plus de quatre ans et que voussouhaitez la vendre, elle doit avoir subi un contrôle dans les six mois précédant le changement de carte grise.

Vous devrez remettre à l’acquéreur le procès-verbal de contrôle et celui de la contre-visite éventuelle (voir ci-dessous).

Des sanctions à la clé

Attention : aucune convocation n’est envoyée pour vous rappeler ce rendez-vous périodique. Si vous êtes hors délai et que vous vous faites arrêter par la police, il peut vous en coûter 135 € (90 € en cas de paiement immédiat).
Votre voiture peut également être immobilisée par les forces de l’ordre.
Elles vous retirent alors votre carte grise, et vous délivrent une fiche de circulation provisoire valable sept jours.
Dans ce délai, vous devez vous rendre dans un centre de contrôle.
La carte grise ne vous est restituée qu’au vu du procès-verbal établi par le professionnel.
Si vous ne vous soumettez pas à cette obligation ou que vous ne faites pas réaliser les réparations prescrites, c’est la mise en fourrière.

De nombreux points de contrôle

Depuis le 1er janvier 2008, le nombre de points de contrôle est passé de 125 à 116, mais le contrôle s’est durcit.
Ils sont répartis en neuf fonctions majeures, telles que le freinage, la direction, la visibilité, l’éclairage, les pneus... 66 points, directement liés à la sécurité, sont obligatoirement soumis à une contre-visite.

Depuis la réforme du 1er janvier 2008, huit nouveaux points ont été ajoutés à cette liste s’ils ne s’avèrent pas satisfaisants : l’étanchéité des amortisseurs, l’état de la pédale de frein, des airbags et du lave-glace, le niveau de liquide de frein, le système des ceintures de sécurité, les émissions polluantes du véhicule.
Les propriétaires d’un 4x4 doivent également faire homologuer les pare-buffles de l’engin.

Une contre-visite en cas de défauts

La contre-visite doit être effectuée dans les deux mois suivant le premier contrôle.
Elle ne porte que sur les éléments pointés.
Si les mêmes défauts sont encore constatés, un nouveau rendez-vous s’impose dans les deux mois.
Passé ces délais, ou si les déficiences persistent, il faut retourner à la case départ... en commençant par une visite globale..

Aux frais du propriétaire

Vous êtes responsable de votre véhicule et devez donc en assumer les frais d’entretien et de contrôle.
Un contrôle vous prendra environ 1 heure, et il vous en coûtera entre 50 € et 80 € (30 € pour une contre-visite).

Les défauts le plus souvent constatés

Plus de 20 millions de véhicules ont passé le contrôle technique en 2007, selon l’Organisme technique central (OTC).
Le taux de prescription de contre-visites est en hausse de 0,2 % en 2007 par rapport à 2006 : 20,2 % contre 20 % pour les voitures particulières et 23,3 % contre 23,1 % pour les véhicules utilitaires légers. C’est le freinage (8,7 % des recalés) qui arrive en tête des motifs nécessitant une contre-visite (déséquilibre lors de cette action, flexibles en mauvais état, frein à main défectueux...).
Viennent ensuite les problèmes d’éclairage (7,8 %), puis de liaison au sol (pneus et amortisseurs usés, jeu dans les trains roulants...).
Notons enfin le rejet de gaz polluants (4,8 %), les problèmes mécaniques (2,3 %), le mauvais fonctionnement des accessoires (avertisseur, ceinture de sécurité) et les défauts de carrosserie (fuite de réservoir, ouverture des portes difficile...).

L’entretien du véhicule : les passages obligés

Même toute récente, une voiture doit subir des révisions régulières.
Vous serez bien avisé de les noter au fur et à mesure dans votre carnet d’entretien, et de garder les factures.
Quant aux occasions, pour les mener loin, il ne faut pas manquer les réparations incontournables.

La garantie du constructeur : deux à trois ans

Votre voiture neuve bénéficie de la garantie du constructeur qui couvre pendant deux ou trois ans toutes les interventions liées à un dysfonctionnement ou à une panne éventuelle : pièces, main d’œuvre et service d’assistance (remorquage et dépannage).
Cette garantie ne s’applique ni aux pièces dites « d’usure » (plaquettes de freins, pneus...), ni aux frais d’entretien courant (vidange, allumage...).
Sa mise en œuvre est subordonnée à l’obligation d’entretien de votre véhicule, généralement dans le réseau du constructeur.

Contrats d’entretien : pour les gros rouleurs

Si vous voulez vous éviter tout souci avec votre auto, vous pouvez opter pour un contrat d’entretien (ou de maintenance) proposé par le constructeur. Le plus souvent, trois niveaux de services sont proposés. En premier lieu, le prolongement de la garantie constructeur pour trois, quatre ou cinq ans. Il peut ensuite s’étendre à la prise en charge des frais d’entretien courant prévus dans le carnet d’entretien. Enfin, il peut également prévoir le remplacement des pièces usées, à l’exception bien souvent des pneus.
Bien sûr, ces services ont un prix, qui se justifie surtout pour les gros rouleurs, qui usent vite leur voiture.

Acheter une voiture... et sa garantie ?

Une voiture neuve perdant 20 % de sa valeur la première année, certains préfèrent opter pour une voiture d’occasion récente.

  • Achetée à un particulier, elle bénéficie de la garantie constructeur jusqu’à son terme. Si le vendeur avait souscrit un contrat d’entretien, celui-ci se poursuit à condition qu’il ait été payé en une seule fois.
    S’il était réglé par mensualités, il s’arrêtera en même temps que les paiements.
  • Achetée à un professionnel, elle bénéficie généralement des garanties vantées par le réseau auquel il appartient. Elles vous assurent qu’un certain nombre de points ont été contrôlés (de 80 à 160 selon les marques) et prennent en charge les pièces et la main d’œuvre pendant 6 à 24 mois, le tout assorti d’un service dépannage.

Voitures d’occasion : les rendez-vous essentiels

Si votre budget vous oriente vers l’achat d’un véhicule d’occasion de quatre ans ou plus et totalisant un kilométrage un peu élevé, il vous faudra sans doute veiller vous-même à l’entretien de votre auto et aux réparations nécessaires :

  • Les plaquettes de freins et les pneus se changent entre 40.000 et 60.000 km selon la conduite adoptée.
  • Il faut purger le circuit de la climatisation et la recharger tous les deux ans.
  • Une courroie de distribution se change entre 90.000 et 120.000 km, faute de quoi le moteur peut tout simplement casser.
  • Le même danger guette celui qui n’effectuerait pas les vidanges à temps, soit tous les 20.000 km en moyenne.

Attention ! Des pneus usés ou sous-gonflés comportent des dangers : ils augmentent les distances d’arrêt en cas de freinage, perturbent la stabilité du véhicule et risquent d’éclater sur la route (en 2003, 9 % des accidents mortels sur autoroute ont été attribués au mauvais état des pneus).

Panne : les bons réflexes

Premier réflexe en cas de panne : faire en sorte que votre véhicule ne gêne pas les autres automobilistes... Ou vous signaler suffisamment à l’avance.
Ensuite, il s’agira de prévenir les bonnes personnes.

Dépanneur agréé sur autoroute

En cas de panne sur autoroute ou voie rapide, vous n’avez pas le choix. Vous devez vous garer sur la voie d’arrêt d’urgence, mettre les feux de détresse, vous diriger vers la borne orange et appeler.
Cela déclenchera l’arrivée d’un dépanneur agréé, en principe dans la demi-heure.
Les tarifs sont forfaitaires et réglementés : un dépannage, vous sera facturé 107 € , un remorquage 132 €.
Ce dernier peut s’effectuer jusqu’au garage du dépanneur ou jusqu’au lieu de votre choix, s’il se trouve à moins de 5 km de la première sortie. C’est seulement alors que vous pourrez faire appel à votre assistance.

Sur route, appelez votre « assisteur »

Sur la route, vous devez en premier lieu dégager la voie, et vous signaler par les feux de détresse ou un triangle de présignalisation placé à 100 mètres au moins de votre véhicule.
Puis appelez votre société d’assistance, qui prend généralement en charge l’intervention d’un dépanneur ou le remorquage du véhicule jusqu’au garage le plus proche, dans la limite de certains plafonds.
Si vous désirez que votre garagiste habituel s’occupe de votre auto, mieux vaut obtenir au préalable l’accord de votre assureur.
Si vous êtes obligé de séjourner à l’hôtel le temps de la réparation, vos frais sont également remboursés, dans certaines limites.

Enfin, certains assureurs soumettent leur garantie à la condition que la panne survienne à plus de 50 km de votre domicile.
De toute façon, avant d’engager des frais et de prendre quelque décision que ce soit, si vous voulez obtenir un remboursement de votre assureur, vous devez l’appeler au préalable pour qu’il vous donne son feu vert.

Dépannage « maison » : opérer dans les règles

Si vous êtes en panne à moins de 50 km de votre domicile et que votre « assisteur » ne prend pas en charge le dépannage, un ami peut vous aider.
Dans ce cas, sachez que cet exercice est soumis à certaines règles.
Tout d’abord, les cordes et les sangles sont interdites : il vous faudra une barre de remorquage, que vous éviterez de monter dans l’axe des véhicules, ce qui est dangereux (elle doit relier l’arrière droit à l’avant gauche).
Les feux de détresse étant actionnés sur les deux voitures, vous pourrez alors rouler sur route à 50 km/h maximum. En toute logique, l’accès à l’autoroute ou aux voies rapides vous est interdit.


© Uni-Editions - Juillet 2009