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Comment dynamiser les commerces des centres-villes

02 juin
Comment dynamiser les commerces des centres-villes
Général

Juin 2015

Pour les communes, il est essentiel de maintenir et de développer une offre de commerces de proximité. Un guide a été publié pour aider les collectivités à soutenir l’offre commerciale de leur centre-ville.

Ces dernières années ont été marquées par une multiplication de grandes surfaces dans les zones commerciales des périphéries des villes, et l’essor incontestable de l’e-commerce. Cette concurrence peut entraîner le déclin de l’activité commerciale en centre-ville. C’est pour aider les collectivités à mener des actions efficaces pour soutenir leurs commerces que le Conseil du commerce de France et l’Association des maires de France (AMF) ont publié le guide du commerce de centre-ville. Comme le souligne son président François Baroin, "des commerces dynamiques sont indispensables à l’attractivité des centres-villes". La mixité urbaine, gage de leur dynamisme, présuppose que commerces, logements et services se mêlent harmonieusement.

Un diagnostic pour élaborer une stratégie

Le guide a déterminé trois types d’actions à mener : évaluer l’offre commerciale de sa ville, faire du commerce un moteur d’activité et garantir un dialogue constructif entre la mairie, ses commerçants et les Chambres de commerce et d’industrie (CCI).
Dans le premier cas, l’évaluation doit permettre "d’avoir une vision nette et précise des besoins et des objectifs à atteindre". Ce diagnostic doit comprendre le recensement des besoins des commerçants – ce qui est également l’opportunité de les associer à la démarche de revitalisation commerciale – le recueil des données économiques du commerce, le recensement des besoins de la population et l’analyse de toutes ces informations.
Le diagnostic de l’offre commerciale est incontournable pour élaborer une stratégie et un plan d’action pour la ville. Une démarche de revitalisation a des impacts à plusieurs niveaux (aménagement du territoire, plan de déplacement urbain, mise aux normes, transition numérique, mutualisation entre communes), il est essentiel d’assurer une cohérence globale des projets d’aménagement. Il s’agit de faire du commerce un véritable moteur d’activité du centre-ville. Au-delà de l’offre commerciale, cette stratégie a tout intérêt à s’inscrire dans un cadre plus large, intégrant notamment la qualité et la commodité des espaces publics, la qualité du bâti, la qualité des devantures commerciales…
En parallèle, pour ne pas pénaliser l’attractivité des centres-villes, les collectivités doivent veiller à éviter les friches commerciales en identifiant les commerces vides ou en fin d’activité. Cela permet d’éviter qu’un "sentiment d’abandon" se dégage et devienne pénalisant. La fiscalité locale peut jouer ici . La taxe sur les friches commerciales permet de lutter contre l’inexploitation des locaux commerciaux.
Une réflexion sur les déplacements doit également être engagée, en organisant un plan de déplacement urbain favorable au commerce, autant pour les habitants et clients, que pour faciliter les livraisons.

Les dispositifs d’accompagnement

Certain dispositifs de financement sont prévus pour aider les commerces et peuvent concerner différents besoins : création-reprise, emploi-formation, gestion financière et exonérations, développement, innovation, écodéveloppement, investissements matériels et immobiliers, transmission de l’entreprise. Il faut citer le Fonds d’interventions pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), destiné aux commerces et artisans de proximité sous forme de subventions aux collectivités et aux entreprises. « Il vise à soutenir les projets de développement commercial dans des zones rurales ou urbaines fragilisées par les évolutions économiques et sociales », rappelle le guide. Il faut également compter avec le Fonds européen de développement régional (Feder), l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), l’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux, les chambres de commerce et d’industrie, la Banque publique d’investissement (BPI), les conseils généraux et régionaux.

Pour en savoir plus :


© Jaumette Harang – MIG/Uni-éditions – mai 2015