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Le blog des collectivités / Général

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Lancement des groupements d’intérêt économique et environnemental

09 mai
Lancement des groupements d'intérêt économique et environnemental
Général

Mai 2014

Le ministère de l’Agriculture a sélectionné une centaine de projets agrobiologiques portés par des collectifs d’agriculteurs. Une préfiguration des groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) inscrits dans la loi d’avenir de l’agriculture.

Le 11 avril dernier, le Sénat a adopté la création des Groupements d’intérêt
économique et environnemental (GIEE) Il s’agit d’une mesure phare de la loi d’avenir de l’agriculture qui fait de l’agroécologie son nouveau modèle. Concrètement, le GIEE est un agrément donné par les pouvoirs publics à des projets portés par des collectifs d’agriculteurs : association, Cuma, GIE, société… Les membres du collectif s’engagent à modifier leur système de production et/ou leurs pratiques en vue d’en améliorer la performance économique et environnementale. Les GIEE bénéficient de soutiens financiers spécifiques destinés à compenser les surcoût liés à la transition entre l’ancien et le nouveau modèle de production, qu’il s’agisse d’investissements, de formation, d’animation, de conseil.

103 projets pionniers

En mai 2013, le ministère de l’Agriculture avait lancé un appel à projets "mobilisation collective pour l’agro-écologie", financé par le Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (Casdar). Il avait précisément pour ambition de préparer la mise en place des Giee. Près de 500 dossiers de candidature avaient été déposés. Au début de l’année, le ministère de l’Agriculture a retenu une sélection de 103 projets fédérant au total plus de 3 300 exploitations agricoles. Ces projets collectifs vont bénéficier d’une enveloppe de 6,7 millions d’euros, ce qui représente une aide moyenne de 65 000 € par projet. Les collectifs sélectionnés ont deux à trois ans pour mettre en œuvre des processus innovants porteurs de progrès aux plans économique et écologique. Les projets retenus illustrent la diversité et l’exhaustivité des actions conduites.

Des objectifs très divers

En Lorraine, un collectif constitué de maraîchers se donne pour ambition de développer et de diffuser un modèle de maraîchage sur de petites surfaces, sobre en énergie. En Haute-Normandie, un groupe s’est fixé de mettre en œuvre les principes de l’agriculture de conservation pour préserver les sols et la ressource en eau. En Bretagne, des éleveurs ont décidé de remettre les haies bocagères au cœur de leur système de production. Dans le Centre, la valorisation des pailles de tournesol en agro-matériau constituera un nouveau débouché participant au maintien de la culture. En Franche-Compté, la préservation du patrimoine culturel et paysager des vergers de cerisiers servira l’Aoc kirsch de Fougerolles. En Limousin, des éleveurs visent l’autonomie protéique de leur ration en introduisant la luzerne dans leur système de culture. En Guadeloupe, la production de vermicompost apportera une solution aux risques de pollution générés par les épandages de lisier tout en luttant contre l’appauvrissement des sols. Ces quelques exemples attestent que ces nouvelles structures répondent à des besoins aussi divers que nombreux.

Pour en savoir plus : Ministère de l’Agriculture – Produisons autrement


© Raphaël Lecocq – MIG/Uni-éditions – mai 2014