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Sécurisation des passages à niveau : aménager plutôt que supprimer

17/05/2019 - 2 min de lecture

#Aménagement du territoire et urbanisme #Vie locale

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Sécurisation des passages à niveau : aménager plutôt que supprimer

Un rapport parlementaire propose une série de mesures à mettre rapidement en œuvre pour réduire les accidents aux passages à niveau qui demeurent graves.

Le réseau ferré compte aujourd’hui plus de 15 000 passages à niveau. Les accidents, s’ils sont relativement peu nombreux, sont souvent graves et spectaculaires. Une collision entre un train et une voiture est en effet mortelle dans un cas sur deux. Conséquence, la mortalité demeure de 30 à 40 morts par an, malgré les nombreux plans de sécurisation mis en place ces dernières années. Dans ce contexte, le Premier ministre a demandé à la députée des Pyrénées-Orientales, Laurence Gayte, de rédiger un rapport sur la sécurisation des passages à niveau. C’est dans sa circonscription qu’a eu lieu en 2017 une collision entre un car scolaire et un TER occasionnant six morts.

ÉVALUATION DES RISQUES

Le rapport estime que 10 à 20% des passages à niveau sont particulièrement accidentogènes. Mais il ajoute que la suppression systématique par dénivellation des passages à niveau coûte pour chacun 10 à 20 millions d’euros. La rapporteuse juge donc que la suppression systématique ne peut être un objectif global. En revanche, elle estime que « des mesures complémentaires d’aménagement, d’alerte et de sensibilisation ont un coût beaucoup plus faible et une efficacité de réduction de la dangerosité confirmée par des résultats constatés tant en France qu’à l’étranger ». La mission parlementaire propose un certain nombre de priorités pour cette politique de sécurisation. L’enjeu numéro un consiste selon elle à améliorer l’identification et la prise en compte des risques. Cela doit passer par un diagnostic obligatoire de la dangerosité de chaque passage à niveau.

UNE COLLABORATION ACCRUE

La mission estime ensuite qu’il faut réduire autant que possible les franchissements des passages par des cars scolaires et des bus. Pour cela, la loi devrait imposer aux communes et intercommunalités d’associer la SNCF à l’élaboration des documents d’urbanisme (par exemple, le plan local d’urbanisme - PLU). Il faudrait en outre améliorer la fiabilité des mesures de sécurité adoptées en faveur des automobilistes et des piétons. Il serait notamment nécessaire de réévaluer ou allonger le cycle de fermeture ou d’instituer, sur les passages à niveau sensibles, des radars de franchissement et de vitesse. Le rapport conclut en estimant qu’il faudrait faire participer tous les acteurs concernés au financement de la sécurité. Selon le rapport, les collectivités devraient ainsi abonder les budgets mis en œuvre au plan national.

Pour en savoir plus
Propositions pour l'amélioration de la sécurisation des passages à niveau - rapport de Laurence Gayte – avril 2019

 

© Philippe Houdart – Uni-Médias – mai 2019

Article à caractère informatif et publicitaire.