Etudiant

Etudes courtes ou longues ? Etudier à l’étranger. Demander une bourse.

Que faire après le bac ?

Un métier sans le bac

Afin de réussir votre orientation, commencez par vous demander si vous êtes apte à suivre de longues études supérieures ou si un cursus court vous conviendra mieux. Des dispositifs permettront par la suite et tout au long de votre parcours professionnel de valoriser vos acquis afin de bénéficier à nouveau de formations diplômantes. Un cycle court vous fera sans doute entrer plus vite dans la vie active, mais s’avérera parfois un handicap au moment d’évoluer dans votre carrière. Dans tous les cas, votre choix sera aussi dicté par vos résultats scolaires.

Un métier sans le bac

Avant toute chose, vous devez décider quelle sera la meilleure démarche à adopter : repasser le bac en candidat libre, poursuivre une formation qui accepte les élèves sans le bac ou bien travailler aussitôt ? Décrocher un emploi sans le baccalauréat, c’est possible, à condition de montrer sa motivation. Une fois embauché, vous pourrez gravir les échelons un à un, si vous faites preuve de ténacité. Parmi les profils les plus recherchés actuellement, d’après l’enquête Besoins en main d’œuvre (BMO) de Pôle emploi, on trouve pêle-mêle : les agents d’entretien, les aides à domicile et les aides ménagères, les employés de la restauration, les aides-soignants (auxiliaires de puériculture, assistants médicaux), les agents de sécurité, les employés de l’hôtellerie, les employés de libre-service… Et dans les emplois intérimaires : le commerce, l’hôtellerie, les transports, la grande distribution la manutention, les emplois de télé-opérateurs...

Vous pouvez aussi tenter d’entrer dans la fonction publique, en passant les concours de la catégorie C, ouverts sans conditions de diplôme ou aux titulaires d’un brevet ou d’un CAP, ou via le parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l’État (Pacte). Il s’agit d’un contrat de droit public de 1 à 2 ans alternant formation et stage, ouvert aux non-bacheliers de 16 à 25 ans révolus, qui permet d’intégrer la fonction publique comme fonctionnaire titulaire de catégorie C. Pour y accéder, vous devez déposer votre candidature auprès de l’agence locale Pôle emploi dont relève votre domicile.
Certains emplois de la fonction publique, comme ceux d’adjoints administratifs ou techniques, sont accessibles sans concours : il suffit de poser sa candidature auprès du service concerné. Les avis de recrutement sont affichés dans les locaux des administrations concernées, ainsi que dans les agences locales de Pôle emploi.
http://concours.fonction-publique.gouv.fr

Des études sans le bac

Vous n’avez pas votre baccalauréat, mais vous voulez poursuivre vos études.
Dans ce cas, vous pouvez préparer une capacité en droit (ouverte aux plus de 17 ans), certains diplômes de l’animation et du sport ou du paramédical, ou un BTS enseigné par certains établissements dans les domaines du tourisme, de la comptabilité, du secrétariat, de la vente ou du commerce.

Si vous avez 24 ans, ou 20 ans avec deux ans d’activité professionnelle, vous pourrez préparer un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) littéraire et juridique ou scientifique, ainsi que l’examen de la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), qui permet de se présenter aux concours des écoles d’assistants de service social, d’éducateurs spécialisés et d’éducateurs de jeunes enfants.

Certaines écoles privées proposent aussi, dans de nombreux secteurs, des formations non reconnues au niveau national. Il faudra alors vérifier les débouchés qu’elles offrent réellement.

La validation des acquis de l’expérience (VAE)

Créée en 2002, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet à toute personne d’obtenir, en totalité ou partiellement, un diplôme, un titre ou une qualification inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles. Après avoir rempli un dossier faisant état de son parcours, le candidat passe devant un jury qui valide tout ou partie du diplôme visé. Les non-bacheliers saisiront cette opportunité de récolter les fruits de leur activité professionnelle. Notez que l’expérience évaluée par ce dispositif peut avoir été acquise en tant que salarié, non-salarié ou bénévole. Un condition nécessaire toutefois : avoir exercé, pendant trois ans au moins, une activité en adéquation avec le diplôme visé.
www.vae.gouv.fr

Un BTS ou un DUT ?

Le brevet de technicien supérieur (BTS) et le diplôme universitaire de technologie (DUT) attirent les jeunes qui, après le bac, font le choix d’une formation courte et donc d’une insertion plus rapide dans la vie professionnelle. Pour autant, ils peuvent toujours les utiliser (principalement les DUT) comme tremplins vers des études plus longues et globalement plus théoriques.

Les spécialités de ces deux diplômes, qui se préparent en deux ans après le bac dans des établissements publics ou privés, sont diverses : gestion, audiovisuel, agriculture, édition, droit... Au total, une quarantaine de spécialités sont proposées dans les instituts universitaires de technologie et plus d’une centaine dans les sections de techniciens supérieurs.

Les BTS et les DUT peuvent être suivis en formation continue, en alternance, et en cours du soir. Ils donnent accès, en admission parallèle, à des cycles d’études plus longs, de type bac + 3 ou 5, et à des écoles de commerce ou d’ingénieurs. Pour choisir entre les deux diplômes, mieux vaut se documenter dès le début de la terminale, afin d’avoir le temps d’affiner sa sélection tout au long de l’année.

La voie universitaire… et après ?

Leur bac en poche, beaucoup d’étudiants se dirigent vers l’université. Là aussi, collecter des informations sur la discipline choisie et sur les débouchés qu’elle offre est important pour ne pas faire fausse route.

Bien sûr, selon les matières (histoire de l’art, géographie, gestion, médecine…), les débouchés au terme du cursus seront spécifiques. De manière générale, plus la formation est longue, plus la spécialisation est pointue. Attention aux filières qui accueillent beaucoup d’étudiants mais qui offrent peu de débouchés. Renseignez-vous soigneusement pour vous déterminer avec toutes les données en main. Notez que l’enseignement constitue l’un des débouchés phares des études universitaires.
A partir de la rentrée 2014, les licences sont organisées en 45 mentions réparties dans 4 grands domaines : Arts, lettres et langues, Sciences humaines et sociales, Droit, économie et gestion, Sciences, technologie et santé. Elles se préparent en 3 ans et sont divisées en 6 semestres, chaque semestre équivalant à 30 crédits.

La formation universitaire est désormais davantage tournée vers le monde de l’entreprise. Dès la deuxième année, les étudiants acquièrent des compétences préprofessionnelles fondées sur l’élaboration du projet professionnel, et la connaissance des débouchés offerts à l’issue de la filière choisie. À terme, tous les étudiants de licence doivent valider au moins un stage pendant leur cursus, dans l’administration, l’enseignement ou l’entreprise. Dans chaque université, un bureau d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP) se charge de diffuser les offres de stage et d’emploi des entreprises, de proposer des ateliers méthodologiques (rédaction de CV et de lettres de motivation, préparation aux entretiens...) et de développer des partenariats avec les entreprises.

Enfin, des accompagnements personnalisés, librement adaptés par chaque faculté, sont proposés aux étudiants : instauration d’un enseignant référent, accompagnement pédagogique individualisé pour les élèves en difficulté, mise en place de groupes restreints en travaux pratiques ou dirigés…

Mettez votre projet en perspective avec l’offre de formation et utilisez les passerelles

Court ou long, votre cursus sera déterminant pour décrocher le concours ou l’emploi que vous ciblez. Listez donc vos choix, avec les débouchés possibles pour chacun d’eux. Confrontez vos objectifs à la réalité des formations existantes. Repérez également les passerelles empruntables en cas d’échec. Avec le système licence-master-doctorat (LMD), il est désormais plus facile de se réorienter, même en cours d’année. Cette nouvelle organisation permet aux étudiants de s’orienter à chaque étape du cursus : à la fin du premier semestre ou de la première année (changement de discipline, orientation vers un BTS ou un DUT), ou bien à l’issue de la deuxième année (orientation vers une licence pro, sur un an, accessible sur dossier et après entretien).

A SAVOIR

Le nouveau mode de fonctionnement du système universitaire français est né de la volonté d’uniformiser l’université à l’échelon européen et de favoriser ainsi la mobilité des étudiants européens. Une souplesse pour ceux qui ne souhaitent pas effectuer tout leur cursus en France.
En partant dans le cadre de programmes d’échanges, vous pouvez en effet faire une partie de vos études à l’étranger. Vous suivrez des cours équivalents à votre programme français, dans la langue du pays ou en anglais. Les notes que vous obtiendrez seront validées et prises en compte pour l’obtention de votre diplôme français selon le système des crédits européens (European Crédit Transfer System - ECTS), ou d’un double diplôme selon le programme auquel vous participez. Grâce à ce système d’équivalences, les étudiants peuvent comparer le niveau de leur diplôme avec celui des autres pays européens. Sur la période 2011-2012, plus de 33 000 étudiants français ont déjà sauté le pas en suivant une formation ou un stage à l’étranger via le programme Erasmus..

Liens utiles sur la réforme LMD et la fonction publique :

La fonction publique

Nombreux sont les jeunes qui souhaitent s’orienter vers la fonction publique. Même si le nombre de postes proposés tend à diminuer, notamment dans la fonction publique d’Etat, elle offre encore des possibilités de carrière dans des corps de métiers très variés (environnement, droit, police, enseignement…), avec des niveaux de recrutement très divers.

La plupart du temps, les postes proposés sont accessibles par voie de concours, sous conditions d’âge et de diplôme, entre autres. Certains concours de catégorie A et B nécessitent une bonne préparation. Dans les écoles administratives, les lauréats auront une période de formation obligatoire. Ce n’est qu’au terme de cette dernière qu’ils pourront être titularisés et devenir des fonctionnaires.

En savoir plus : http://concours.fonction-publique.gouv.fr