Travail

De l’entretien d’embauche à la vie dans l’entreprise.

Nouveau salaire, Nouveau budget

Fiche de paie : comment est réparti votre salaire ?

Votre première fiche de paie va sans doute vous surprendre. Car après la première ligne où figure votre salaire brut, suit une longue liste de « retenues » : assurance-maladie, assurance vieillesse, contribution sociale, allocations familiales, accident du travail, CSG (contribution sociale généralisée), CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale), cotisation assurance chômage, cotisations aux caisses de retraite complémentaire… Parcourez attentivement votre fiche de paie. Il arrive qu’il y ait des erreurs ou des oublis (heures supplémentaires, primes…). En cas de doute ou si vous avez des questions concernant votre bulletin de salaire, adressez-vous au service du personnel qui saura vous répondre.

Le saviez-vous ? : gardez impérativement vos fiches de paie sans limitation de durée. Elles vous serviront et seront indispensables au moment du calcul de votre retraite.

Postes budgétaires à intégrer

Nouveau travail, nouveau salaire, nouveau logement ? Votre budget va sensiblement se transformer.
Vous aurez à gérer des dépenses auxquelles vous n’aviez jamais pensé avant. En faisant votre budget, pensez au fait qu’il n’y aura jamais de « mois type », car il y a des dépenses qui ne reviennent qu’une à deux fois par an. Ne les oubliez pas pour autant, elles sont suffisamment importantes pour vous mettre dans le rouge si vous ne les aviez pas prévues.

A prévoir (liste non exhaustive)

  • Loyer & charges
  • Electricité, eau
  • Téléphone
  • Abonnements divers : câble, ADSL, satellite, revues…
  • Taxe d’habitation
  • Assurance habitation
  • Transports
  • Remboursements prêts
  • Frais imprévus (réparations appareils ménagers, accidents domestiques...)
  • Impôts sur le revenu ...

Apprenez à gérer votre compte

Si vous n’avez pas encore de compte bancaire, c’est le moment d’en ouvrir un. Ne serait-ce que pour accueillir votre salaire tous les mois !

Gestion du compte

Surveillez votre compte régulièrement afin d’éviter des mauvaises surprises en fin de mois. Gardez à l’esprit que si un découvert peut être autorisé sur votre compte bancaire, vous paierez des agios. Pensez à utiliser le site Internet de votre banque, qui vous permet non seulement de consulter votre (vos) compte(s), mais aussi d’effectuer vos virements, par exemple. Prenez l’habitude de pointer les retraits et dépenses effectués avec votre carte bancaire (et votre chéquier si vous en avez un). Cela vous aidera non seulement dans la gestion de vos ressources, mais aussi pour contrôler les éventuels mouvements erronés ou frauduleux sur votre compte, et vous permettra de réagir vite le cas échéant.
Depuis le 1er janvier 2009, tous les établissements bancaires ont désormais l’obligation de faire figurer le décompte annuel des frais de gestion des comptes. Étudiez de près ce document, envoyé en début d’année, très utile pour une gestion optimale de votre trésorerie.

Carte bancaire : laquelle choisir ?

La gamme des cartes est large. Choisissez-la en fonction de vos besoins, de votre mode de gestion et des services qui y sont associés (nationale, internationale, assistances, assurances…).
Les cartes peuvent être à débit immédiat (le montant de vos achats par carte est prélevé tout de suite) ou à débit différé (vos dépenses ne sont prélevées qu’en fin de mois).
Sur les cartes de paiement, il existe un plafond d’utilisation, en dessous duquel les paiements et les retraits sont autorisés.

Faites travailler les autres pour vous

Oublier de payer une facture arrive à tout le monde, se retrouver face à des dépenses imprévues et à un découvert aussi. Il existe cependant des moyens pour atténuer les risques. Pour tous les règlements de factures, optez pour les prélèvements automatiques afin de vous prémunir contre les oublis (et les sanctions qui s’ensuivent). Choisissez aussi les paiements mensualisés (emprunts, impôts, assurances, abonnements…), plus faciles à gérer

Tout ceci est très facile à mettre en place : il suffit généralement de fournir un RIB (relevé d’identité bancaire) et de signer l’autorisation de prélèvement.

Utilisez les mêmes techniques pour vos produits d’épargne : un virement automatique mensuel, même modeste, sur un compte ou un livret d’épargne ne mettra pas en péril votre budget. Et l’épargne ainsi constituée vous permettra de faire face à un imprévu ou de financer un projet.

Crédit : à consommer avec modération

Il y a des moments où les envies ou besoins se bousculent. Le crédit à la consommation peut vous aider à réaliser vos projets. Mais pour bien l’utiliser, il faut en connaître les règles et les différentes appellations… Les dernières dispositions de la loi Lagarde relatives à l’encadrement du crédit à la consommation, entrées en vigueur depuis le 1er mai 2011, visent à en limiter les abus et les excès, notamment ceux du crédit renouvelable ou revolving, et de prévenir le surendettement.

Faites la différence

Plusieurs types de crédits à la consommation sont disponibles. Ils n’ont pas le même impact sur la gestion de votre budget au quotidien.

  • Le prêt affecté est un crédit destiné à un achat en particulier pour lequel vous aurez à justifier la nature des dépenses (ex : bon de commande, facture…). Il est souvent contracté sur le lieu de vente, lors de l’achat d’une voiture par exemple.
  • Le prêt personnel vous donne plus de liberté. Il vous est attribué sans que vous ayez besoin de justifier d’un projet particulier. Vous utilisez les sommes prêtées comme vous l’entendez. Prêt affecté et prêt personnel sont des prêts amortissables, les plus simple à comprendre et les plus transparents pour le consommateur : les sommes remboursées par le client ne sont pas réutilisables et le prêt s’amortit en respectant un échéancier de mensualités fixes. La loi Lagarde fait obligation aux organismes de crédit de donner à l’emprunteur le choix entre crédit amortissable et crédit renouvelable.
  • Le crédit permanent, appelé « revolving » ou renouvelable, est une réserve d’argent mise à votre disposition. Il peut être combiné à une carte. Lorsqu’il est utilisé, il se reconstitue au fur et à mesure des remboursements. Les échéances sont prélevées suivant la première utilisation de la réserve, jusqu’à reconstitution du montant initial. Ce choix exige un suivi très pointilleux de vos comptes car les intérêts sont élevés. Attention au surendettement !

Des calculs s’imposent

Avant d’emprunter, faites le point sur votre budget, revenus et dépenses, y compris votre éventuel prêt étudiant encore en cours. Sachez que votre endettement ne doit pas dépasser un tiers de vos revenus. Attention à bien faire vos calculs pour pouvoir honorer vos dettes. Un problème de trésorerie passager pourra se résoudre avec le décalage d’une échéance, mais de mauvais calculs à la base peuvent vous mettre dans une situation délicate.

Assurez l’avenir

Avoir un salaire vous permet de mettre de l’argent de côté, afin de réaliser vos projets, quels qu’ils soient : bien immobilier, voiture, vacances… Vous pourrez aussi vous en servir pour vous prémunir contre les « coups durs ». Réglementés, le livret de développement durable (ex-codevi) et les livrets d’épargne logement constituent de bonnes bases pour démarrer votre épargne.

Epargne disponible : retraits et versements en toute liberté.

Ne laissez pas dormir votre argent sur un compte courant. Les livrets sont des formules idéales pour le faire fructifier sans risque et vous pouvez le récupérer à tout moment. Ils fonctionnent tous sur le même principe. Après un premier versement à l’ouverture, vous les alimentez comme vous l’entendez, dans la limite du plafond autorisé. Leur rémunération, indexée sur le taux du livret A, est en général modifiée deux fois par an (en février et en août).
Le taux de rémunération du livret est passé à 2% au 1er février 2011. Révisé deux fois par an, il pourrait atteindre les 2,50 % en août 2011. Le calcul est en effet mécanique puisqu’il est indexé sur l’inflation. N’hésitez pas à prendre contact avec votre banque pour qu’il vous soit précisé.

  • Livret jeune. Réservé aux 12-25 ans, il s’accompagne généralement d’une carte de retrait. Vous pouvez y déposer jusqu’à 1 600 € (lors de l’ouverture vous devez déposer au minimum 15 €). Le taux d’intérêt est librement fixé par les banques, sans pouvoir être inférieur à celui du livret A. Les intérêts sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux.
  • Livret d’épargne populaire (LEP). Réservé aux personnes non imposables ou dont le montant de l’impôt sur le revenu payé en 2012 (établi sur l’ensemble des revenus avant imputation de l’avoir fiscal, du crédit d’impôt et des prélèvements non libératoire) est inférieur ou égale à 769 €. Vous pouvez y déposer jusqu’à 7 700 € (lors de l’ouverture, vous devez déposer au minimum 30 €). Les intérêts sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux.
  • Livret développement durable (LDD). Le livret de développement durable complète la fonction de l’ex-codevi : les fonds utilisés pour financer le développement industriel servent également à financer des projets de développement durable. Après un dépôt de 15 € minimum à l’ouverture, vous pouvez y verser jusqu’à
    6 000 €. Le taux de rémunération du LDD est identique à celui du livret A et les intérêts sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux.
  • Compte sur livret. En complément des livrets défiscalisés, le compte sur livret est un placement idéal pour déposer en toute sécurité une épargne qui doit rester disponible à tout moment. Les versements (minimum 15 € par opération) ne sont pas plafonnés. Attention, contrairement aux livrets, les intérêts – dont le niveau est fixé librement par chaque banque – sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Epargne logement : pour préparer un projet immobilier.

Pour se constituer progressivement un capital destiné à la réalisation d’un projet immobilier, il existe deux produits spécifiques qui vous permettent d’obtenir, à l’issue d’une période minimale d’épargne, un prêt pour financer vos projets immobiliers : le Compte d’Épargne Logement (CEL), très souple et idéal pour payer des travaux, et le Plan d’Épargne Logement (PEL), pour financer l’acquisition ou la construction de votre logement, grâce à vos versements réguliers.

  • Compte Epargne logement (CEL). Vous pouvez y déposer jusqu’à 15 300 €. À l’ouverture du compte, vous devez verser un minimum de 300 €. Vos versements peuvent être ponctuels ou réguliers, mais pas inférieurs à 75 €. Votre argent reste disponible, vous pouvez effectuer des retraits à tout moment. La rémunération du CEL est de 1,50 % hors prime d’Etat. Cette prime n’est accordée qu’en cas de demande de prêt. Elle est égale à la moitié des intérêts acquis, et est plafonnée à 1.144 €. Si vous gardez votre CEL au moins 18 mois, vous pouvez demander un prêt immobilier à taux préférentiel. Les intérêts comme la prime sont exonérés d’impôts mais supportent 12,3 % de prélèvements sociaux. Les intérêts sont calculés par quinzaine.
  • Plan Epargne logement (PEL). Vous pouvez y déposer au maximum 61.200 € (à l’ouverture, vous devez déposer au minimum 225 €). Les versements doivent être réguliers. Vous en choisissez la fréquence et le montant à l’ouverture du plan, sachant que vous devez déposer un minimum de 540 € par an. Vous devez conserver votre PEL au moins quatre ans. Au terme des quatre ans, vous pouvez prolonger le PEL. La rémunération varie selon la date d’ouverture du plan. Si, à l’échéance, vous souscrivez un prêt PEL, une prime d’État de 1% s’y ajoute. À la clôture de votre PEL, les intérêts supportent seulement les prélèvements sociaux. Les intérêts des PEL de plus de 10 ans sont soumis aux prélèvements sociaux chaque année, et ceux des PEL de plus de 12 ans sont imposables.

Bon plan, ayez le réflexe long terme : si vous souhaitez d’ores et déjà investir à long terme, pensez à l’assurance vie et au plan d’épargne en actions (PEA). Attention, l’investissement en Bourse requiert un minimum de connaissances.

Astuce : il n’est jamais trop tôt pour penser à la retraite. De nombreux produits vous permettent d’épargner en vue de cette échéance (PEE, Perco…). N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre conseiller financier.

Impôts : à votre tour

En tant que salarié, vous devrez déclarer vos revenus à votre centre des impôts et payer des impôts si vous êtes imposable. Pour obtenir le formulaire de déclaration et des informations la concernant, adressez-vous dès maintenant au centre des impôts de votre lieu d’habitation, ou connectez-vous sur www.impots.gouv.fr.

Vous pouvez faire votre déclaration de revenus via Internet dès la deuxième année (ce n’est pas possible pour la première déclaration). Indépendamment de votre déclaration, le web vous permet aussi de faire vos calculs immédiatement et de voir si vous êtes imposable, et si oui, de connaître le montant de votre impôt. Pour plus de tranquillité, optez pour la mensualisation dès que vous le pouvez (à partir de la deuxième année).

Prêt étudiant : faites le point

Vous aviez peut-être déjà commencé à rembourser votre prêt étudiant avant de travailler (remboursement immédiat, remboursement différé partiel).

Sinon, maintenant que vous avez un salaire, c’est le moment de commencer.

Faites le point avec votre banque, surtout si vous aviez choisi le remboursement différé total. Plus vite vous rembourserez et plus vos mensualités seront importantes, mais moins vous payerez d’intérêts au final. Selon les dispositions de votre prêt et vos possibilités, vous pouvez peut-être envisager un remboursement par anticipation.