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Faut-il se mettre au m-commerce ?

15 mai
Faut-il se mettre au m-commerce ?
Activité

Mai 2015

Après l’e-commerce, le m-commerce prend son envol. Dans ce domaine, progrès de la technologie oblige, tout va très vite. Pour preuve, les dépenses effectuées en France sur mobile – smartphones et tablettes – devraient, cette année, doubler.

Après s’être mises à l’e-commerce, les entreprises doivent-elles aujourd’hui intégrer le m-commerce (m pour mobile) dans leur stratégie de conquête commerciale ? Une chose est sûre : le moment est venu de se poser sérieusement la question.
D’après une étude récente, réalisée par le Centre for Retail Research, pour le compte de RetailMeNot, un éditeur spécialisé dans les solutions de réduction en ligne, les dépenses de m-commerce devraient progresser cette année de 89 % en France, contre 7 % seulement pour l’e-commerce. Ce qui représenterait un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros pour les achats sur les mobiles et tablettes, contre 3,7 milliards l’année dernière. Au total, le m-commerce devrait totaliser, en 2015, près d’un cinquième des achats en ligne des consommateurs français (19 % précisément), contre un peu moins de 12 % en 2014, selon les auteurs de l’étude.

Des consommateurs mieux équipés et connectés

On sentait, depuis quelques années déjà, cette tendance se profiler à l’horizon. Aujourd’hui, il semble que les conditions soient réunies pour que le m-commerce prenne véritablement son envol.
D’abord, les consommateurs sont de plus en plus équipés. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population française possède un smartphone (53 % contre 43 % en 2014).
Ensuite, la technologie est mûre pour cette utilisation. « Les nouvelles générations de smartphones permettent une meilleure expérience utilisateur, avec des connexions plus rapides et des écrans de plus en plus grands, donc plus agréables pour le shopping », note Anne-Marie Schwab, directrice générale de RetailmeNot France.
Enfin, les comportements évoluent dans le bon sens. Aujourd’hui, les smartphones et les tablettes prennent une place croissante dans la vie de tous les jours, et même si l’ordinateur reste le support préféré des consommateurs pour finaliser leurs transactions, ils influencent de plus en plus les parcours d’achat.

Le B to C plutôt que le B to B

Attention toutefois, comme pour l’e-commerce, le m-commerce s’adresse essentiellement à la clientèle des particuliers. En B to B, la relation d’affaires reste très liée à la personne et se traite en direct. Sauf pour certains besoins précis, comme l’achat de ramettes de papier ou la réservation d’un billet de train. Le m-commerce concerne donc au premier chef les entreprises du commerce et de la distribution grand public.
Dernier point à garder en tête : si le m-commerce constitue un bon moyen de capter une clientèle supplémentaire, les fondamentaux du commerce restent les mêmes. Que l’on vende en boutique, sur un site d’e-commerce, ou via une application de m-commerce, ce qui compte, c’est d’offrir au client du choix, des prix, du stock et du conseil.

Pour en savoir plus  :
retailmenot - Etude m-commerce


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - mai 2015