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La relation entre grands groupes et start-up s’améliore

24 aoû
DIRIGEANT

il y a 3 mois

Nombreux sont les grands groupes qui travaillent avec des start-up. Cette relation est-elle satisfaisante, malgré les différences culturelles ? Une étude Le Village by CA/Bluenove répond par l’affirmative, même si des divergences de perception subsistent.

Un rapport au temps ultra serré, un management ouvert et informel, une forte culture du risque… Comment les start-up, dont le mode de fonctionnement et les visées sont aux antipodes des grosses organisations parviennent-elles à travailler en bonne intelligence avec les grands groupes ?

Afin de comprendre comment cette relation était vécue, des deux côtés de la barrière, le Village by CA, l’incubateur de start-up du Crédit Agricole et Bluenov, un cabinet de conseil en innovation, ont sondé au début de l’année 117 start-up et 51 représentants de grands groupes.

Leur constat est éclairant. D’une part, il montre que le décalage entre ces deux mondes est en train de se résorber. D’autre part, que la relation s’inscrit dans un climat général de bienveillance réciproque. Néanmoins, tout n’est pas encore parfait, de l’avis des représentants des start-up pour qui des progrès restent à faire.

Confidentialité et bienveillance

L’idée selon laquelle les grands groupes seraient des prédateurs, motivés par l’idée de s’approprier la technologie ou la propriété intellectuelle des start-up, a la dent dure. Il semble pourtant que ce ne soit plus un motif d’inquiétude pour leurs partenaires innovants. Interrogées à ce sujet, 78 % de ceux qui travaillent dans les start-up estiment que la confidentialité de leurs intérêts a été respectée dans le cadre de leur collaboration avec des grands groupes.

Autre constat : la relation se bonifie avec le temps. Sur ce terrain, 80 % des créateurs de start-up s’accordent à dire que la bienveillance de leurs partenaires respectifs s’est renforcée, par rapport à l’année précédente. La qualité de la communication progresse également dans le bon sens : 63 % des start-up et 91 % des grands groupes la trouvent aisée.

Des choses à améliorer

Malgré ces bons points, l’étude Village by CA/Bluenove relève des différences de ressenti importantes, notamment en matière de clarté stratégique. De ce point de vue, la perception est radicalement différente d’un côté et de l’autre. Si 83 % des grands groupes trouvent les objectifs de collaboration clairs, 44 % des dirigeants de start-up pensent le contraire. Même son de cloche en matière d’efficacité opérationnelle. Alors que 60 % des représentants des grands groupes trouvent le délai d’exécution des projets rapide, 84 % de ceux des start-up le jugent trop lent.

Pour les responsables de start-up interrogés, il y a moyen pourtant d’améliorer les choses : d’abord en clarifiant les objectifs dès le départ et en accélérant le rythme des décisions. Ensuite en donnant un meilleur accès aux bons interlocuteurs (décisionnaires) et en allégeant le poids des démarches administratives propres aux grands groupes, notamment en matière de référencement fournisseur.

Pour en savoir plus

Baromètre 2017 de la relation start-up/grands groupes


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - juin 2017