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Le blog des entreprises / FINANCES

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Jeunes entreprises : les facteurs clés de succès

23 juin
FINANCES

Juin 2011

Les entreprises en création sont plus fragiles que les autres. Une sur trois n’arrive pas à franchir le cap du troisième exercice. Il existe pourtant, comme le souligne une étude de l’Insee récemment publiée, des facteurs qui augmentent les chances de succès des créateurs.

Un taux d’échec important

A quoi tient la réussite, ou au contraire, l’échec d’une jeune entreprise ? L’Insee s’est penché sur cette question, en étudiant la génération des entreprises créées en 2006, sur une période de 3 ans. Un laps de temps suffisant pour juger de la solidité d’une entreprise, les premiers exercices étant réputés être un bon test de résistance.

Pour cela, les statisticiens de l’Insee ont étudié le parcours des 286 000 entreprises créées cette année-là. Premier bilan de cette étude, publiée en février 2011 : malgré deux exercices – 2008 et 2009 – marqués par un fort ralentissement économique, deux entreprises sur trois sont toujours en activité à l’issue de la période. Un chiffre stable par rapport aux études antérieures. Ce qui ressort, en revanche – et constitue un enseignement très intéressant –, c’est que plusieurs facteurs, tels que la capacité d’investissement ou le profil du créateur, influent directement sur les chances de réussite des jeunes entreprises.

Des facteurs favorables

Le premier de ces facteurs tient au statut juridique. D’après les croisements statistiques de l’Insee, il apparaît que les entreprises créées sous forme de société ont un taux de pérennité supérieur aux entreprises individuelles. La probabilité qu’elles passent le cap des 3 ans est 1,7 fois supérieure aux secondes.

L’investissement de départ joue aussi un rôle notable. Plus il est élevé, plus l’entreprise est pérenne. Lorsque le capital de départ est supérieur à 80 000 € ses chances de perdurer sont 2,1 fois plus élevées, que s’il est situé sous la barre des 2 000 €.

Le niveau de diplôme du créateur est également un facteur-clé. Il apparaît ainsi que 71 % des entreprises créées par des diplômés de l’enseignement supérieur sont toujours actives en 2009, contre 58 % de celles créées par des non diplômés.

L’accès aux financements et aux aides publiques joue également un rôle important. Destinées aux créateurs les plus démunis, notamment aux chômeurs, ces aides permettent à un public, moins armé à la base pour réussir, d’égaler le même taux de succès que les autres porteurs de projet.

Un élément fragilisant

En revanche, si l’on en croit les statistiques, mieux vaut ne pas créer son entreprise dans le secteur du commerce ou de la réparation automobile et de motocycles. Ces activités pâtissent en effet d’un taux de réussite de 59 %, contre 66 % en moyenne.

Pour conclure, on notera que si les entreprises créées par les femmes avaient jusqu’alors un taux de succès inférieur à celles lancées par des hommes, l’écart est désormais en passe d’être résorbé. Il reste encore légèrement en faveur de ces derniers. Ce qui n’est pas illogique dans la mesure où de nombreuses créatrices d’entreprise assument parallèlement l’éducation de leurs enfants.

Pour en savoir plus : www.insee.fr/fr/themes/detail


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - juin 2011