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Les emplois d’avenir… pour les entreprises aussi !

20 fév
Social RH

Février 2013

Le dispositif des emplois d’avenir, visant à favoriser l’embauche des jeunes de 16 à 25 ans dans le secteur non marchand, est opérationnel. Il concerne aussi, par exception, certaines entreprises.

La France connaît un taux de chômage des jeunes particulièrement élevé. Selon l’Insee, celui-ci atteignait 22,7 % des 15-24 ans au deuxième trimestre 2012. Afin de limiter l’ampleur du phénomène, le Gouvernement a mis en place un nouveau dispositif d’emploi aidé destiné aux jeunes de 15 à 25 ans sans activité : les emplois d’avenir. Celui-ci est opérationnel depuis le 1er novembre 2012.

Faciliter l’insertion dans l’emploi

En principe, ces emplois d’avenir s’adressent aux structures du secteur non marchand : associations, fondations, collectivités territoriales, établissements publics. Par exception toutefois, ils peuvent aussi être étendus aux entreprises du secteur marchand, dans certains secteurs présentant un fort potentiel de créations d’emplois ou d’activités nouvelles. La liste de ces secteurs est fixée au niveau de chaque région par le préfet, en concertation avec le président du conseil régional.

Côté candidats, les emplois d’avenir concernent les jeunes de 16 à 25 ans sans emploi, sans diplôme, ou titulaires d’un CAP ou d’un BEP. À titre exceptionnel, des candidats de niveau bac+3 peuvent être embauchés dans ce cadre s’ils résident dans une zone urbaine sensible, une zone de revitalisation ou dans les DOM-TOM. Une dispense d’âge jusqu’à 30 ans est également prévue pour les personnes reconnues travailleur handicapé.

Ce dispositif a pour objectif de faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail, en leur permettant d’acquérir une formation pratique ou en renforçant leur niveau de qualification. De ce fait, recruter un jeune en emploi d’avenir implique un fort investissement de la part de l’employeur. Celui-ci doit disposer d’une capacité d’encadrement et d’accompagnement permettant de prendre en charge un jeune inexpérimenté, de le former et de lui faire acquérir des qualifications. En contrepartie de cet engagement, l’État subventionne les entreprises qui recrutent un jeune. L’aide financière se monte à 35 % du smic (contre 75 % dans le secteur non marchand). Elle est accordée durant toute la durée du contrat.

Un contrat de 3 ans

La durée contractuelle d’un emploi d’avenir est de 3 ans. Elle peut toutefois être réduite, « en cas de circonstances particulières liées soit à la situation ou au parcours du bénéficiaire, soit au projet associé à l’emploi », précise la loi. Elle peut aussi être prolongée jusqu’à 5 ans, afin de permettre au jeune d’achever une formation professionnelle en cours. Le recrutement se fait dans le cadre juridique du contrat initiative emploi (CIE).

Pour en savoir plus :

Les employeurs des emplois d’avenir


© Thibault Bertrand - Uni-éditions – Décembre 2012